27 octobre 2008
La eBank connaît un essor en France
15 Million
People Banked Online in France in August PARIS, France, October 20, 2008- comScore, Inc. (NASDAQ: SCOR), a leader in measuring the
digital world, today released a report on the French
online banking sector, showing that France is one of the world’s most developed
markets for online banking. Of the 37 global markets
individually-reported by comScore, France ranked number four in penetration of
online banking, with 46 percent of French Internet users accessing online
banking sites in August 2008, ranking behind only Canada (64 percent), the
Netherlands (51 percent) and Sweden (47 percent). French
Internet users also exhibited high frequency in accessing online banking sites, with an average of 6 usage days
and 7 online banking visits per visitor in August. “Online banking is clearly an
important business sector in France, with one of the highest adoption rates in
Europe,” said Herve Le Jouan, Managing Director, comScore Europe. “In today’s
current global economic climate, consumers will undoubtedly be seeking greater
accessibility and control over their personal finances – a service which is
provided by the immediacy of Internet banking. But with competition in the
online banking sector in France already fierce, marketers need to understand
the online behaviours of these consumers to ensure that they meet their needs
online, and ultimately capitalise upon the growing popularity of the sector.” Credit
Agricole Leads French Online Banking Category Top 10 Online Banking Sites Total French Unique Visitors (000) Age 15+ Home & Work Locations* August 2008 vs. August 2007 Source: comScore World Metrix Property Aug-2007 Aug-2008 % Change Total French Internet Audience 26,852 32,227 20% Banking 11,537 14,781 28% Credit
Agricole 4,877 6,879 41% Societe
Generale 3,027 3,999 32% Caisse
d'Epargne 2,234 3,035 36% BNP Paribas 2,056 2,151 5% LABANQUEPOSTALE.FR 955 1,934 102% Groupe
Credit Mutuel 1,367 1,531 12% Groupe
Banque Populaire 1,106 1,492 35% Groupe CIC 1,047 1,029 -2% ING Group 245 757 209% Natixis 380 445 17% 25-34 Year Olds are Heaviest Online
Bankers An examination of the
demographics of online banking users
reveals that the 25-34 year old segment has the broadest usage of online
banking services while 15-24 year old consumers have the lowest. Since most
15-24 year olds are either in full time education or first time employment,
they may be less inclined to manage their finances online or have limited
financial assets to manage. Meanwhile, heavy access among 25-34 year olds
likely reflects their increasing financial responsibilities and their
familiarity with managing accounts online. With many from this age segment
confronting new financial challenges, such as buying their first home or
expecting a child, they represent an especially important segment for marketers
to target. Interestingly, consumers in the 35 –
44 year age segment and those 55 years and older visited online banking sites
most frequently, with the 55+ group viewing the most pages per visitor in the
month. Online Banking Category Demographics Total France Age 15+ Home & Work Locations* August 2008 Source: comScore World Metrix Age % Reach Average Pages per Visitor Average Visits per Visitor Total Audience 45.9% 78 7.3
Persons: 15-24 36.1% 58 5.9
Persons: 25-34 51.4% 73 7.2
Persons: 35-44 48.4% 89 8.2
Persons: 45-54 48.5% 67 6.3
Persons: 55+ 45.1% 97 8.2 * Excludes traffic from public
computers such as Internet cafes or access from mobile phones or PDAs. (Source: comscore.com)
Of the 32.2 million French Internet users in August 2008,
14.8 million visited at least one online banking site, up 28 percent versus
last year. Credit
Agricole led the category with 6.9 million visitors, followed by Societe Generale
with 4 million visitors and Caisse d'Epargne with 3 million
visitors. Among those banks in the top 10, ING Group experienced the greatest
increase in visitation during the past year, growing 209 percent to 757,000
visitors.
* Excludes traffic from public computers such as Internet cafes or access from
mobile phones or PDAs.
19 octobre 2008
Le mobile, levier de bancarisation dans les pays émergents
Dans la plupart des pays émergents, le développement de la banque de détail se heurte souvent au faible taux de bancarisation structurellement observé auprès de la clientèle de particuliers. En effet, rares sont les pays émergents où la bancarisation dépasse 20%, contrairement aux pays développés où cet indicateur est généralement supérieur à 85%.
Le potentiel de croissance pour la banque de détail n’est donc pas négligeable, notamment sur les activités de « banque au quotidien » (tenue de compte, paiements, services complémentaires). Un décollage du taux de bancarisation permettrait non seulement aux établissements d’étendre leurs sources de revenus par augmentation du volume de commissions, mais surtout d’adresser une base clientèle plus large sur d’autres types d’offres (crédit à la consommation, micro-crédit, voire crédit à l’habitat…).
Ce constat s’explique par plusieurs facteurs structurels. On peut notamment observer que la majorité de ces économies sont à dominante rurale, ce qui a pour conséquence une concentration des agences autour des grandes villes. Cumulé à un maillage des transports très hétérogène, ce point rend les agences difficiles d’accès pour la majorité de la population. De plus, les paiements scripturaux sont peu développés du fait du coût élevé de l’accès aux services financiers et de la forte tradition des paiements en espèces.
Cependant, un tel constat ne doit pas apparaître comme une fatalité. Dans certains pays émergents, la pénétration élevée du mobile (plus de 80%), cumulée à la mise en place de services innovants, a permis de fortes avancées, en jouant comme un véritable catalyseur de bancarisation. Le Sénégal, le Ghana, l’Inde, sont autant d’exemples de pays où des offres commerciales de paiement par mobile se sont développées à vive allure (transferts de fonds de personne à personne par SMS, consultation du solde, paiement de biens et services…). Aux Philippines, à titre d’exemple, Globe Telecom a lancé en 2004 son service GCash en partenariat avec un réseau de banques. Celui-ci permet aux clients d’envoyer et de recevoir des fonds, de rembourser automatiquement leurs échéances de microcrédit, de régler des factures chez les petits commerçants, via un porte-monnaie électronique géré depuis le mobile. Ainsi, la banque est désormais dans la poche du client[1] : les opérations normalement réalisées à un guichet se font désormais par le biais du mobile.
Des facteurs clefs de développement
L’enjeu réside avant tout dans la mise à disposition de services à forte valeur ajoutée pour le consommateur, susceptible d’entraîner l’adhérence du plus grand nombre aux services bancaires. Ainsi le futur service devra par exemple proposer un mode de souscription simple, des services adaptés à la demande et un coût d’accès relativement faible.
Cependant, le lancement d’une offre de m-banking est soumis à plusieurs facteurs clefs de succès. Le business modèle est au cœur de ces préoccupations, avec la question cruciale du lien entre les banques et les opérateurs mobiles.
Chacun des acteurs doit évaluer, en fonction de ses objectifs stratégiques, le risque qu’il est prêt à encourir et également le cadre réglementaire imposé, le positionnement qu’il compte occuper sur les différents maillons de la chaîne de valeur du m-payment (marketing, distribution, traitement des ordres, facturation…). Cela peut également passer par l’entrée sur le marché d’entités tierces, qui font le lien entre les acteurs bancaires et télécoms[2].
La question de l’interbancarité se pose également au cœur du débat. Là encore, plusieurs options sont à étudier, comme par exemple la mise en place d’un système propriétaire ou bien un partenariat avec un réseau international. Au cœur de cette problématique : le coût des commissions appliquées et les conditions d’accès aux systèmes de compensation. Le risque de voir se développer plusieurs communautés de paiements cloisonnées (par banque ou par opérateur) n’est pas à exclure et viendrait considérablement réduire la portée potentielle des offres de m-banking.
Enfin, la question de l’expérience client sera là encore déterminante, à la fois en terme de valeur ajoutée des services proposés, de grille de pricing, mais également de simplicité du parcours client.
Positionnement et jeu d’acteurs
Devant l’éclatement de la chaine de valeur, qui va à n’en pas douter encourager un regain de concurrence, ainsi que l’arrivée d’acteurs tiers sur le marché, les banques et opérateurs télécoms vont être amenées à définir leur stratégie et leur positionnement. Un des points clefs sera l’estimation du retour sur investissement, pour lequel la mesure devra prendre en compte les gains directs mais aussi tous les effets d’entrainement liés à l’augmentation du taux de bancarisation. En effet, l’enjeu de telles offres dépasse le simple facteur technologique ou effet de mode pour constituer une véritable opportunité de développement pour la nation dans son ensemble.
Dans ce contexte, il n’est pas impossible d’assister à la mise en place d’offres globales, exportables d’un pays à l’autre. C’est en tout cas le chemin suivi par eTranzact, implanté au Ghana, au Nigéria, au Zimbabwe, et dont le développement est prévu en Ouganda, en Sierra Leone et en Côte d’Ivoire. On remarque d’ailleurs que, quel que ce soit la diversité des services de m-banking proposés d’un pays à l’autre, les utilisateurs n’utilisent principalement que les fonctions de transferts et de paiements de biens et services[3]. Le développement d’offres globales peut néanmoins se heurter à l’organisation et à la réglementation des systèmes de paiements nationaux, différents d’un pays à l’autre.
Par ailleurs, les banques centrales suivent de près les différentes initiatives de manière à éviter de voir se développer des systèmes virtuels en marge du système financier en vigueur. Les aspects conformité, anti-blanchiment et lutte contre le financement du terrorisme sont également des éléments au centre de leur préoccupation dans le cadre de ces nouvelles offres.
(Source: http://finance.sia-conseil.com)
01 octobre 2008
Circulation fiduciaire dans l’UEMOA : le taux s’améliore mais reste très élevé
A l’instar de nombreux pays en développement, les Etats membres de l’UEMOA enregistrent des taux de circulation fiduciaire assez élevés. Les populations préfèrent le paiement comptant au paiement par chèque. En dépit de l’existence d’un cadre juridique bien adapté, les moyens scripturaux peinent à rentrer dans les habitudes. L’usage des pièces et billets de banque continuent d’être la norme dans les opérations courantes. Ce qui maintient le taux de la circulation fiduciaire désespérément élevé. Il est en moyenne de 34.22% dans l’Union à fin décembre 2007. Il faudrait néanmoins noté qu’il est dans une tendance baissière. En 2005, il était de 38.26% et 37.41% en 2006.
Mais la situation n’est pas homogène dans l’Union. La situation du Mali et celle de la Guinée-Bissau s’inscrivent résolument dans cette tendance même si le taux de la Guinée demeure excessivement élevé à 63.77% en 2007. Le Bénin, le Burkina, le Niger et le Sénégal ont enregistré une baisse du taux entre 2005 et 2007 après une légère hausse en 2006 à l’exception du Burkina. Leurs taux se situent respectivement à 27.50, 24.84, 37.36 et 24.54% en 2007. A l’inverse des pays pré-cités, la Côte d’Ivoire et surtout le Togo connaissent une hausse de leurs taux de circulation fiduciaire entre 2005 et 2007. La hausse est régulière pour le Togo qui avec un taux de 27.11 demeure néanmoins en deçà de la moyenne de l’Union.
Il est difficile de tirer des conclusions tangibles sur la base de ces statistiques. Elles n’en demeurent pas moins relativement encourageantes pour la promotion de la bancarisation et des moyens scripturaux de paiement. L’extension progressive du réseau bancaire de l’Union, les efforts de modernisation des systèmes de paiement, l’impact des formations basiques en gestion dispensées par les institutions de micro-finance pourraient justifier cette baisse.
Pourvu que cela dure.
NB : Toutes les données sont issues du rapport annuel 2007 de la BCEAO

