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Banque pour tous à l'horizon 2020

Promotion de la bancarisation dans les pays africains en général et dans les pays de l'UEMOA en particulier.

24 novembre 2008

La monétique interbancaire pour sauver Dantokpa

beninLe Bénin vient d'être victime pour la deuxième fois au cours de l'année 2008 d'un braquage sanglant ayant fait plusieurs victimes et d'énormes dégâts. Il s'agit d'une opération digne d'un film hollywoodien. Deux institutions bancaires  ont vu leurs agences situées au sein du marché international de Dantokpa démolies, soufflées par des dynamites puissantes utilisées pour ouvrir les coffres-forts. Selon certaines sources, les gangsters auraient emporté la rondelette somme de quatre cent millions de francs cfa.
Au lendemain de ce sanglant remake, les usagers du marché international de Dantokpa ont exprimé leur désarroi et souhaité la fermeture des agences bancaires présentes dans le marché. Dans une sage décision prise en écho à ces aspirations légitimes, le Gouvernement béninois a plutôt opté pour une suspension provisoire des activités bancaires dans le marché et la mise sur pied d'une commission chargée de proposer des solutions pérennes.
Nous ne souhaitons pas anticiper sur les recommandations de la commission mais juste émettre notre avis. Une interrogation qui vient à l'esprit est de savoir pourquoi les banques ont fait le choix d'ouvrir des agences au sein du marché de Dantokpa ?  La réponse à cette question coule de source pour qui connaît l'importance du chiffre d'affaire global jounalier réalisé dans ce marché et la part exagérement importante qu'occupe le fiduciaire dans les transactions. Les banques sont au marché pour, entre autres, aider les usagers à sécuriser leurs recettes. Elles contribuent  à sécuriser davantage les populations qui sont moins exposées au vol et aux pertes d'argent suite aux incendies. Malheureusement elles sont considérées aujourd'hui  comme le principal obstacle à la sécurité du marché. Nous pensons qu'il faut faire la part des chose.
Ce qui est en cause, ce n'est pas la présence des agences bancaires mais l'attrait que représente l'énorme magot qu'elles collectent auprès de leurs clients. Il existe des agences bancaires dans des endroits très réculés du Bénin qui n'ont jamais connu le moindre braquage. Il y a  également une concentration d'agences bancaires dans la zone commerciale de Ganhi à Cotonou sans que l'on ne déplore des braquages de ce genre. Le problème, ce n'est pas la présence des agences bancaires dans le marché mais plutôt l'usage exagéré du fiduciaire dans les transactions qui engendre des dépôts en espèces importants au niveau de ces agences. Il est donc possible et même souhaitable de régler ce problème sans pour autant délocaliser ces agences. Et c'est à ce niveau que la monétique pourrait jouer un rôle déterminant.
Une solution que nous préconisons est que l'Etat puisse prendre toutes les mesures nécessaires pour faciliter la mise en place rapide d'une monétique interbancaire au Bénin. Les autorités monétaires sous-régionales ont eu la vision d'entreprendre depuis 1999 la modernisation des systèmes et moyens de paiement dans l'UEMOA. La monétique interbancaire constitue l'une des dernières étapes importantes de ce vaste chantier. Elle est déjà une réalité dans certains pays comme le Sénégal, le Mali et la Côte d'Ivoire. Le Bénin pourrait hâter sa préparation et rendre ce système disponible sur le marché bancaire et financier national. Nous sommes convaincus qu'avec l'argument sécuritaire, il serait très facile de convaincre les usagers du marché Dantokpa à adopter la monétique. Les vendeurs se muniront de TPE (Terminal de Paiement Electronique) et les acheteurs de leurs cartes bancaires ou portes-monnaies électroniques. Les transactions se feront ainsi en toute sécurité. Les agences bancaires pourront alors rester et même se multiplier au sein du marché sans augmenter le risque sécuritaire. Les services bancaires de proximité demeurent nécessaires dans ce marché pour accompagner les usagers notamment les gros vendeurs et acheteurs qui ont besoin de conseils avisés et de crédits pour mener à bien leurs activités.
C'est notre opinion.

Posté par oxkard à 16:23 - Monétique Interbancaire - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 novembre 2008

Embellie du secteur de la monétique en Tunisie

Avec 25 millions d’opérations par carte bancaire en 2007, la monétique est en pleine expansion en Tunisie. Un programme de réduction des coûts des transactions devrait consolider davantage l’embellie du secteur.

La 2e édition du Salon banques et monétique 2008, tenu du 31 octobre au 2 novembre à Tunis, a révélé une belle progression de la monétique en Tunisie. Le nombre des cartes bancaires a atteint 2,5 millions en 2007, contre 508 000 en 2001, selon les statistiques de la Société monétique-Tunisie (SMT), une filiale de toutes les banques tunisiennes créée en 1989. Avec environ un million d’unités, les cartes Visa arrivent en première position, suivies par les cartes de retrait locales et les MasterCard.

Au cours de la même période, le nombre des distributeurs automatiques de billets (DAB) a enregistré une forte progression pour s’établir à 1100 unités en 2007 contre 450 six années auparavant, selon la société spécialisée dans la conception, l’intégration, l’exploitation et la gestion de solutions monétiques. De son côté, le nombre des terminaux de paiement électronique (TPE) est passé de 3500 unités en 2001 à 8577 unités en 2007. Cette évolution au niveau des équipements a permis de quadrupler le nombre des opérations de retrait et de paiement par carte bancaire, qui a atteint 25 millions transactions en 2007.

Nouveaux services

Pour atteindre l’objectif de 50 millions de transactions par carte bancaire en 2009, les banques tunisiennes œuvrent à étoffer leur panel de services de paiement sécurisés. Un nouveau service, appelé Mobil Top-Up, permettant la recharge des téléphones portables via les DAB, est opérationnel depuis juillet dernier. Il a été lancé suite à un accord avec l’opérateur de téléphonie mobile privé Tunisiana, la filiale tunisienne d’Orascom Télécom. Un autre service, qui doit permettre aux clients des banques de régler directement leurs factures à travers les DAB et les téléphones portables, sera lancé avant fin 2008. « Cette nouvelle solution baptisée Bill Payement ne concernera dans une première étape que le paiement des factures de la Société tunisienne d’électricité et de gaz (STEG) et de la Société nationale d’exploitation et de distribution de l’eau (SONEDE) », explique Khaled Fradi, directeur de la SMT. 

Tous les établissements tunisiens de crédit viennent également de mettre à la disposition de leurs clients une « carte allocation touristique » permettant le retrait d’espèces et le règlement des achats à l’étranger. Le porteur de cette carte bénéficie automatiquement d’une assurance-maladie et d’une assistance à l’étranger, notamment en cas de perte ou de vol de sa carte.

La SMT, qui a reçu récemment le premier prix pour le meilleur programme national assurant la transition de la carte magnétique à la carte intelligente pour la région Afrique, Moyen-Orient et sud-est asiatique, décerné par MasterCard, vient aussi de signer des accords avec American Express Diners Club pour l’acceptation des cartes de ces deux opérateurs en Tunisie au nom de l’ensemble du secteur bancaire local.

« Démocratiser » le paiement électronique

Le programme national de promotion de la monétique s’est fixé, d’autre part, pour objectif de porter le nombre des commerçants adhérant au paiement par carte bancaire à 26 000 en 2009, contre 12 000 en 2007. « Cet objectif sera réalisé grâce à la mise en place début 2009 d’un réseau de communication interbancaire pour les terminaux de paiement électronique (TPE) qui va réduire de 90% le coût de communication des commerçants », indique M. Fradi.

Selon lui, un régime d’assurances, couvrant les opérations financières en ligne, sera également proposé aux commerçants dont la « frilosité » explique la faiblesse des transactions par carte bancaire liées au commerce électronique. Le nombre des ces transactions s’est limité à 149 863 sur un total de plus de 22 millions d’opérations entre le 1er janvier et le 30 septembre 2008.

(reprise de l'article du journal numéro 51, 6 au 12 novembre 2008)

(Source: LesAfriques.com)

Posté par oxkard à 17:48 - Actualités & Points de vue - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 novembre 2008

PROMOTION DU SECTEUR FINANCIER INCLUSIF DE L’UEMOA

Le projet AFR/017 « Promotion de secteurs financiers inclusifs dans la zone Uemoa » s’inscrit dans le cadre de l’appui que le Grande-Duché de Lunxembourg apporte à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) pour soutenir le secteur de la microfinance.

Le gouverneur de la Bceao, M. Philippe Henri Dacoury Tabley, affirme que cet appui financier, d’un montant global de 18.8 millions d’euros (environ 12,5 milliards de F Cfa), dont 9.9 millions accordés directement à la Bceao, sera très déterminant pour développer le secteur de la microfinance dans la zone Uemoa.

Sur la même lancée, le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des finances du Sénégal, M. Abdoulaye Diop, a rappelé que ce projet est conçu comme la participation luxembourgeoise au programme « microfinance » inclus dans le Programme économique régional de l’Uemoa.

Le conseiller technique principal du projet AFR/017, Kotsoni Akemakou informe que le projet a pour objectif général de consolider le secteur et maîtriser les risques pour la promotion des activités de microfinance en zone Uemoa. Le projet a, entre autres objectifs spécifiques, d’adapter et renforcer la supervision de la microfinance en zone Uemoa dans le nouveau cadre réglementaire (OS n°1), avec la Bceao comme maître d’ouvrage.

A cela s’ajoute le renforcement des Structures financiers décentralisées (Sfd) dans la production et le contrôle de l’information financière qui est dévolue au Lux-Développement à travers l’Unité de gestion du programme (Ugb) installée à Dakar. Pour la mise en œuvre du programme, les ministères en charge des finances, les ministères responsables de la promotion de la microfinance, les associations professionnelles des Sfd, les prestataires de service et autres partenaires techniques et financiers, seront mis à contribution.

Le ministre du Trésor et du budget de Luxembourg, Luc Friden, dans son allocution, a rappelé l’importance d’un cadre réglementaire pour le secteur de la microfinance. C’est ainsi que la réalisation de ce projet doit aboutir à la vulgarisation et à la diffusion du nouveau cadre juridique auprès des Sms et Ap-Sfd.

Afin de garantir un suivi sans faille du projet, des études et conception d’outils, la formation et l’information des acteurs sur les textes réglementaires et les outils élaborés, ainsi que sur la mutualisation des coûts, sont en vue. Le ministre luxembourgeois du Trésor et du budget à rappeler l’importance de la gestion des risques dans le secteur de la microfinance.

(Source: sudonline.sn)

Posté par oxkard à 18:00 - Système financier inclusif - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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