28 septembre 2009
USA: Utilisez votre iphone pour encaisser un chèque
Aux Etats-Unis, un bancasureur, USAA, vient de lancer une application mobile innovante pour les possesseurs d'iPhone d'Apple : Deposit@MobileTM.
L'application mobile pour iPhone proposé par la banque est disponible depuis le 20 mai 2009.
Elle est téléchargeable sur l'AppStore .
Cette application mobile se substitue à la chaîne complète d'encaissement d'un chèque bancaire. Un client de la banque USAA qui veut encaisser un chèque :
- se connecte sur l'application mobile propriétaire présente sur son iPhone;
- il photographie le chèque recto-verso à l'aide d'un module de l'application prévu à cet effet;
- puis il renseigne le montant du chèque;
- et il envoie le tout à la banque via son iPhone.
En quelques instants son compte est crédité et il en a la confirmation online.
(Source : connexion-mobile)
La monétique interbancaire est une réalité dans les huit Etats de l'UEMOA
Ce n'est plus un rêve, la monétique interbancaire de l'UEMOA est une réalité tangible. Plusieurs banques de chacun des pays de l'Union sont désormais connectées au Centre de Traitement Monétique Interbancaire (CTMI-UEMOA). Sur les 88 banques ayant adhéré au GIM, 37 offrent des services monétiques interbancaires. Il est désormais possible d'utiliser la carte bancaire GIM-UEMOA de la Banque Régionale de Solidarité du Bénin ou de Banque Internationale pour l'Afrique au Niger pour faire un retrait à la Banque de Développement du Mali ou à la Banque Islamique du Sénégal.
La vision de modernisation des systèmes de paiement exprimée par les plus hautes autorités de l'Union depuis une dizaine d'années est progressivement entrain de se réaliser. Après l'automatisation des transferts en 2004 et celle de la compensation entre 2005 et 2007, la monétique interbancaire est le troisième volet de ce vaste chantier lancé en mars 1999 à voir le jour. Il est vrai que toutes les banques n'ont pas encore adhéré au GIM et moins de la moitié des adhérents offrent des services interbancaires mais un grand pas est entrain d'être fait et il faut tirer chapeau à tous les acteurs.
C'est le lieu de rappeler le scepticisme qui était perceptible au niveau de certains banquiers de l'Union au moment du lancement de la réforme des systèmes de paiement. Et les craintes étaient légitimes. Le défi était de taille. Les investissements nécessaires en capitaux humain et financier étaient importants. Dix ans plus tard, c'est un soulagement qui habite tous les acteurs. Certes la tâche n'est pas terminée, il reste le volet relatif à la centralisation des incidents de paiement, mais l'UEMOA vient de prouver une fois de plus sa capacité à agir pour assurer un meilleur avenir aux populations.
Ci-joint la liste des 37 membres publiés par le GIM-UEMOA. ListemembresGIMUEMOA0809
Patrick Mestrallet aux commandes de la Financial Bank
Le fonds ECP, qui contrôle la holding bancaire depuis décembre 2008, se donne les moyens de passer à une nouvelle étape en confiant le management du groupe à un banquier très expérimenté.
AW
Selon nos informations, Patrick Mestrallet est le nouveau directeur géneral de la Financial Bank. Ce changement marque la volonté pour le fonds ECP, qui contrôle 90% de la holding bancaire depuis décembre 2008 de passer à une nouvelle étape.
Pour rappel Financial Bank dispose d’un réseau de cinq banques au Togo (siège), au Bénin, au Tchad et au Gabon ainsi que de trois institutions de microfinance. L’arrivée de M. Mestrallet, ancien administrateur directeur général de la Banque Atlantique, mieux au fait de l’Afrique que son prédécesseur Henri Chaintreuil, est un signal adressé à la communauté des affaires : Financial Bank n’entend pas jouer les second rôles…
(Source: lesAfriques.com)
27 septembre 2009
Un regard sur le dispositif de gestion des incidents de paiement dans l'UEMOA
L'UEMOA s'est dotée depuis plusieurs années d'un dispositif de gestion et de suivi des incidents de paiement dans toute l'Union. Ce dispositif a été revisité dans le cadre de la réforme des systèmes de paiement notamment à travers le cadre juridique et la mise en place d'une nouvelle application informatique qui n'est pas encore opérationnelle.
A l'étape actuelle, le dispositif repose sur deux textes de loi qui en définissent le fondement et les modalités pratiques. Il s'agit du Règlement N°15/2002/CM/UEMOA du 19 septembre 2002 relatif aux systèmes de paiement (décrit les responsabilités de la Banque Centrale, des ETC et du Parquet et comporte des dispositions permettant de sécuriser les instruments de paiement) et l'Instruction N°01/CIP du 1er février 1999 relative au dispositif de centralisation des incidents de paiement (décrit les modalités de centralisation, de consultation et de diffusion des informations). Le dispositif est constitué de quatre fichiers gérés par la Banque Centrale(1).
- FICOB (fichier des comptes cancaires ): il recense l'ensemble des cartes bancaires et comptes de chèques de la clientèle des établissemnts déclarants. Les informations contenues dans le FICOB sont pour la personne physique, le RIB, le nom, les prénoms, la date et le lieu de naissance, l'adresse, la ville, le pays, la nationalité, la clé BCEAO, etc; Pour la personne morale, il s'agit du RIB, de la dénomination ou de la raison sociale, du sigle, du numéro d'inscription à la centrale des risques, du numéro d'inscription au registre de commerce et du crédit immobilier, etc.
- FCC (fichier central des incidents de paiement par chèque et des retraits de cartes bancaires ): il centralise d'une part les incidents sur les chèques en se basant sur la clé BCEAO pour les personnes physiques et le numéro d'inscription à la centrale des risques pour les personnes morales et d'autre part les incidents liés aux retraits par carte bancaire .
- FCCI (fichier de centralisation des cartes et chèques irréguliers ): il enregistre les coordonnées bancaires et postales relatives aux interdictions bancaires et judiciaires, les comptes clôturés, les chèques volés ou perdus, les cartes volées ou perdues. Il enregistre également les faux chèques et les fausses cartes.
- FIBOL (fichier central des billets à ordre et lettres de change impayés): il centralise les effets individuels dont le montant nominal est suprieur ou égal à un seuil fixé à un million FCFA et les ensembles d'effets domiciliés sur un même compte à une échéance donnée et dont le montant global est supérieur au montant seuil précité.
D'après le rapport 2007 sur les systèmes de paiement, le FICOB est à un taux de constitution global moyen de 70,75% et le FCC indique un taux de régularisation des incidents de 32,11%.
(1) : Les nouveaux systèmes de paiement de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine.
26 septembre 2009
Une raison de faire confiance à votre banque
Il m'est souvent donné d'entendre des amis ou de simples connaissances se plaindre de la qualité de leurs relations bancaires, traitant leurs banquiers de "voleurs" et de bien d'autres noms que je ne permettrai pas d''indiquer ici. Sans utiliser ces qualificatifs péjoratifs, je me dois d'avouer qu'il m'arrive personnellement d'exprimer mon incompréhension par rapport à des frais et commissions bancaires que j'estime injustifiés et carrément "frauduleux". Mais les banquiers de l'Union ne méritent pas tous les noms dont on les traite. Ils n'en méritent peut-être même aucun.
Nos banques font des efforts importants pour satisfaire leur clientèle. Ces efforts ne sont pas forcément connus de la grande masse qui ne peut donc en apprécier la portée. Il est par exemple inconnu du grand public que les banques paient à la Banque Centrale 170 CFA ( peut être moins en 2009) pour chaque chèque qu'elles présentent à la compensation pour leurs clients sans pour autant répercuter le coût sur ces derniers.
En effet, la mise en place de la télécompensation au sein de l'UEMOA a été préfinancée par la Banque Centrale à hauteur de 4,13 millards FCFA. Afin d'assurer l'amortissement de l'investissement initial, il a été instauré une redevance annuelle par participant et une facturation de 170 FCFA par opération présentée dans le système. Tous les participants à la télécompensation sont soumis à cette facturation. Par ailleurs, il faut signaler que dans le cadre de la mise en place de ce système, chaque participant direct a eu à acquérir une solution technique de traitement des valeurs et des équipements de télécommunication pour assurer l'échange d'information entre son site et le site de la représentation locale de la Banque Centrale. Ces investissements ont permis de sécuriser davantage le traitement des valeurs et de réduire le temps de compensation. Toutes choses dont le client final est bénéficiaire sans en supporter le moindre coût. En dehors du Burkina et du Sénégal (1), les banques de l'Union n'ont pas répercuté la facturation sur leurs clients. Il s'agit là d'une décision juste qui mérite d'être saluée. Il faut le mettre à l'actif des banques et leur en savoir gré.
Nous pouvons (et devons) faire confiance à notre banquier, même s'il ne nous informe pas toujours de ce qu'il fait pour nous.
(1) Rapport 2007 sur les systèmes de paiement.
17 septembre 2009
Les banques et les Béninois : mots et maux d’une inimitié
Tel est le titre d'un article décapant sur la perception que les béninois ont des banques de la place. Il est publié sur afrik.com . L'échantillon des personnes interviewées n'est pas représentatif de la population béninoise. Mais il est curieux de noter que les griefs sont presque identiques et peuvent se résumer comme suit:
1/ Le banquier béninois n'est pas accueillant: Cette critique est systématique et me semble bien pertinente. Tout cadre supérieur du secteur bancaire que je suis, il m'est arrivé de subir des accueils franchement déplaisants aux guichets de certaines agences bancaires de la place. L'accueil semble dépendre du "look" ou de la fréquence des opérations. Si on est bien habillé ou si on est reconnu comme client, on est aussitôt mis à l'aise. Mais si on est dans un haillon ou dans une tenue un peu malpropre (habit de mécanicien ou de soudeur), l'accueil est glacial et il faut une certaine tenacité pour aller au bout de son opération. Cela commence d'abord par les vigiles de sécurité dont le regard est interpellateur. Ensuite, l'agent du guichet qui dévisage de manière peu appropriée surtout s'il s'agit d'une opération de retrait. On a l'impression qu'il cherche la petite bête.
Il s'agit d'un problème préoccupant. Les institutions en sont conscientes. Certaines mettent de plus en plus un personnel féminin de charme à leurs guichets. Mais le sourire varie toujours selon le client. D'autres institutions font recours à des structures spécialisées dans la formation comme le cabinet "Afrique Conseil" pour doter leur personnel de notions essentielles en matière d'accueil et de gestion de la clientèle d'entreprise.
2/ Les frais de tenue de compte sont élevés: En ralité les personnes interviewées auraient souhaité ne pas en payer du tout. Il s'agit également d'une préoccupation que je partage. Il n'existe pas (sauf erreur de ma part) de banque béninoise qui offre un compte bancaire sans frais. Tous les comptes donnent lieu à des frais y compris les comptes d'épargne. Dans un pays où le SMIC est de 30.000 FCFA environ, un particulier doit payer environ 1500 à 2500 FCFA par mois pour disposer d'un compte chèques. Et pour tous les comptes, un montant minimal est exigé à l'ouverture. Il va de 10.000 FCFA à 100.000FCFA et plus. Les banques soumettent leurs clients parfois à des prélèvements de frais non justifiés. Tant pis pour celui qui ne regarde pas régulièrement ses relevés de comptes (s'il en reçoit). Il m'est personnelement arrivé de constater qu'une banque m'a prélevé une prime de souscritpion à une bancassurance sans la moindre signature de ma part. On reçoit un relevé qui propose le service et l'on indique qu'en absence de réponse, la réponse est considérée comme positive. Toutes ces pratiques découragent même les plus avisés. Plusesurs de mes amis fonctionnaires, ne disposent que de comptes d'épargne parce qu'ils craignent de se faire gruger avec les comptes chèques.
Cette question de cherté des frais de tenue mérite que les acteurs du secteur bancaire s'y attardent. Il serait souhaitable que le droit au compte (dont la mise en application reste à prouver) déjà adopté dans nos textes réglémentaires soit accompagné de la notion de services bancaires de base au contenu bien défini et au coût bien précisé, si ce n'est nul.
3/ La banque sert à garder l'argent: Une des personnes dit qu'elle n'a pas d'argent pour aller déposer à la banque. Cette conception du métier de banque est assez répandue dans la population. On ne pense pas à la banque en tant que pourvoyeur de fonds mais en tant que gardien et rémunérateur de fonds, prenant au passage ses commissions. Cela tient quelque peu du manque de communication des institutions bancaires. Elles se contentent de la clientèle de haut de gamme (société ou institutions d'Etat, grandes ou moyennes entreprises, etc). Les particuliers et les multitudes d'entreprises unipersonnelles du secteur informel sont peu ciblés dans les rares campagnes de publicité qui sont faites. Il est vrai qu'à chaque rentrée scolaire, on est bombardé de publicité sur les crédits scolaires mais cela ne va pas loin. Je pense que les banques gagneraient à communiquer et à mettre le crédit au centre de leur campagne publicitaire. Le problème foncier béninois est un frein mais des marges de maoeuvre existent notamment au niveau des entreprises. La bancarisation par le compte de dépôt montre ses limites et il serait indiqué d'essayer la bancarisation par la démocratisation du crédit. Ce ne sera pas facile mais cela pourrait être la solution, avec l'aide de l'Etat bien sûr. Espérons qu'avec les travaux du Millenium Challenge Account sur le foncier, le Bénin pourra voir le bout du tunnel pour cet épineux problème afin de faciliter la gestion des garanties hypothécaires.
16 septembre 2009
Seuls 5% de ménages camerounais possèdent un compte en banque
Un plan d’action pour le renforcement de l’intermédiation financière a été mis sur pied par le ministère des Finances pour répondre à ce besoin.
Au Cameroun, seuls 5% des ménages possèdent un compte en banque. C’est le résultat d’une évaluation du secteur financier de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale et du Cameroun effectuée entre 2006 et 2007. Révélation a été faite hier par le ministre délégué auprès du ministre des Finances, Pierre Titi, au cours d’un atelier de restitution organisé par le Minfi à l’hôtel Hilton de Yaoundé. Il s’agissait surtout de restituer des textes élaborés par un comité que les responsables des Finances présentent comme étant un projet salvateur pour l’économie camerounaise: le plan d’action pour le renforcement de l’intermédiation financière au Cameroun (Parif).
Mais pourquoi le taux de bancarisation est-il si faible au Cameroun ? Pourquoi les ménages camerounais, malgré les métiers quelquefois décents éprouvent-ils des difficultés à épargner de l’argent? La faute, si l’on en croit le ministre délégué auprès du ministre des Finances qui cite l’étude de la Cemac, revient aux gestionnaires de certaines banques et établissements de microfinance trop occupés à tirer des bénéfices faramineux au profit d’une clientèle de plus en plus exigeante. On parle d’un besoin de relifting de produits financiers proposés aux clients. La densité du réseau bancaire est faible. L’accès aux services bancaires n’est pas facilité par les banquiers eux-mêmes. Autant d’insuffisances qui, selon les responsables du Minfi, ont motivé la mise sur pied de ce plan d’action pour le renforcement de l’intermédiation financière appuyé par les institutions de Bretton Woods et les autorités camerounaises. Le rôle du Parif, selon ses initiateurs, consistera à développer un secteur financier sain, notamment la diversification des instruments financiers. Il permettra de faciliter l’accès aux services bancaires, de renforcer la supervision de la microfinance et de renforcer le cadre juridique…
D’ores et déjà, les projets de textes élaborés dans le cadre du Parif vont couvrir des champs aussi variés que l’affacturage, le Crédit bail ou bien le capital risque.
(Source : http://www.lejourquotidien.info)
Kenya to Introduce Banking Laws to Raise Access
Kenya aims to introduce laws to govern “branchless banking” and help bring mobile financial services to the majority of the country’s people who don’t have the formal means to borrow or save, Finance Minister Uhuru Kenyatta said.
Kenya’s poorest people remain “unbanked” because they mainly live in remote areas and lack transport to travel long distances to the nearest bank branch, Stephen Nduati, head of the Central Bank of Kenya’s National Payments System, said in an interview today.
Proposed changes to the Banking Act, which is now before Parliament and may be passed this year, will allow commercial banks to recruit “agents” to set up front-teller services in convenient locations such as supermarkets, kiosks and pharmacies, he said. They may be equipped with machines, similar to the devices that accept credit or debit cards, to complete transactions, he said.
“The frontiers for doing banking will change whereby you no longer have to enter the front door of a bank,” he said. “It will be like using an ATM but instead we’ll allow the transactions to be done through people.”
About one third of the East African nation’s population doesn’t have a bank account and can’t get credit from lenders, Kenyatta said today in the capital, Nairobi, at a global policy forum for financial inclusion. Another 27 percent can only access money via informal channels such as family and friends, he said.
Mobile money-transfer systems, such as the popular M-PESA which was introduced to Kenya in March 2007, are covered by regulations enacted by the central bank several years ago and have proven adequate, he said.
(Source : http://www.bloomberg.com)
Paiements : quand la téléphonie mobile vole au secours des banques
Régler ses achats, ses factures ou opérer un virement grâce à son portable. L’idée gagne du terrain. Un marché prometteur qui attise les rivalités entre les opérateurs, les établissements financiers et les sociétés de services.
Les paiements par téléphone mobile sont-ils la nouvelle « frontière stratégique » des banques, des établissements financiers et des opérateurs télécoms dans les pays francophones de l’Afrique subsaharienne ? En tout cas, de nombreux acteurs, qui avaient multiplié les effets d’annonce au début de cette année, lancent désormais des produits permettant aux usagers de transférer de l’argent, de payer leurs factures et de régler leurs achats par l’intermédiaire de leur téléphone portable.
L’importance de l’enjeu saute aux yeux. Le taux de bancarisation dans les pays africains est l’un des plus faibles du monde. S’il atteint 99 % dans certains pays industrialisés, de 50 % à 60 % au Maghreb, il ne représente qu’entre 3 % et 7 % dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), selon le rapport 2007 de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Et pour cause : le secteur financier formel ne s’est pas vraiment démocratisé depuis les indépendances. Mais aujourd’hui, la téléphonie mobile peut faciliter l’essor rapide de la bancarisation en Afrique. D’introduction bien plus récente, elle se distingue par une croissance forte : 58,5 % des Africains se trouvaient à la portée d’un signal mobile en 2008 contre 25 % en 2000, selon le dernier rapport de l’Union internationale des télécommunications. Et l’on comptait 246 millions d’abonnements sur le continent en 2008 contre 100 millions en 2006, soit une progression de 146 %.
Dans ce contexte très ouvert, qui, des compagnies de téléphonie mobile, du monde de la finance ou des sociétés indépendantes (d’ingénierie principalement), tirera son épingle du jeu et prendra la tête de ce marché encore largement en friche ? Après un lancement hypermédiatisé, le 4 décembre 2008, Orange Money est entré en phase d’exploitation en Côte d’Ivoire, où la mascotte du produit – un petit bonhomme virtuel qui marche les mains dans les poches en sifflotant – figure désormais sur des centaines de panneaux publicitaires. Et des déploiements sont annoncés pour les prochains mois au Sénégal, au Mali et au Cameroun.
Fonctionnel depuis le mois de juin en Côte d’Ivoire, dans une sorte de version « bêta test », le produit Mobile Money de MTN est présenté comme très prometteur. « Nous avons refusé de mettre la charrue devant les bœufs en communiquant trop fortement dès le départ. Nous avons voulu tester la robustesse de notre plate-forme en proposant le service uniquement aux clients venant dans nos agences pour d’autres besoins, et auxquels nous présentons notre innovation. Malgré notre discrétion, nous avons explosé nos prévisions », affirme une source interne. Les déconvenues de Mobile Money en Ouganda, où le lancement a eu lieu en février dernier, sont dans tous les esprits : dans ce pays, la ruée des usagers a créé de nombreuses défaillances techniques et humaines. Au Cameroun, des équipes travaillent déjà sur le déploiement de Mobile Money. Le site Internet de MTN Bénin fait déjà la promotion de ce service, tout en signalant qu’il n’est pas encore disponible dans le pays.
Safaricom joue les pionniers
Pourquoi se lancer dans le secteur du paiement mobile ? La question suscite des débats dans le secteur des télécoms. L’intérêt est-il de fidéliser et de recruter de nouveaux usagers grâce à un service pouvant être assimilé à du « social business », ou alors de capter durablement une nouvelle source de revenus avec les commissions générées par les différentes transactions ? « Les marges sont bien plus faibles que sur le créneau de la voix, l’activité traditionnelle des entreprises de télécommunications », constate un observateur, qui justifie le retard de nombreux chantiers par le scepticisme de certaines compagnies quant au potentiel du nouveau marché.
Tous les regards sont tournés sur M-Pesa, service pionnier lancé par Safaricom au Kenya en 2007, et qui bénéficie déjà d’un réseau de 9 000 agents et de 60 entreprises l’autorisant à recouvrer leurs factures. Selon le dernier rapport annuel de l’entreprise, il a enregistré 6 180 000 utilisateurs durant l’exercice 2008-2009, contre à peine 2 millions durant l’année financière – de mars à mars – précédente. Seulement, le rapport ne révèle pas quelle est la part de M-Pesa dans les résultats de Safaricom. Le constat est que le revenu moyen par utilisateur (Arpu) a baissé de 24,4 % dans les premiers mois de l’année financière 2008-2009, en raison de la concurrence de plus en plus agressive des nouveaux venus Orange et Zain.
Un professionnel d’Afrique de l’Ouest réfute les arguments des sceptiques en prenant un exemple. « Au Togo, les transferts d’argent de la diaspora représentent 10 % du PIB du pays. Quel que soit le pourcentage des commissions des intermédiaires, cela fait beaucoup d’argent. Et je ne compte ni les transferts de la ville au village, fréquents dans nos cultures, ni des opportunités comme les petits salaires et les pensions des retraités », argumente-t-il.
Autre question : celle du rapport des opérateurs avec les banques, qui doivent garantir les différentes transactions, en tant qu’émettrices agréées de monnaie électronique. Les filiales du groupe BNP Paribas en Côte d’Ivoire (Bicici), au Sénégal (Bicis) et au Mali (Bicim) sont les partenaires stratégiques – et exclusives – des opérations Orange dans le cadre des services de paiement mobile. MTN, de son côté, a choisi une autre option : contracter des partenariats non exclusifs avec plusieurs banques, établissements financiers et institutions de la microfinance. Objectif : étendre au maximum son réseau de distributeurs. De son côté, Orange a lancé en Côte d’Ivoire une politique d’attribution de franchises à des PME indépendantes qui renforceront son maillage du territoire.
Mais les opérateurs, malgré les solutions différentes mises en place et la concurrence féroce qu’ils se livrent, ne pourront échapper à la question sensible de l’interopérabilité des réseaux. Un abonné Orange pourra-t-il envoyer de l’argent à un abonné MTN ? « La BCEAO préconise des solutions interopérables. Pourtant, le modèle adopté par tous les opérateurs est un modèle plutôt fermé, à des fins de recrutement de nouveaux clients. Or celui qui adoptera la solution la plus ouverte gagnera la bataille », analyse un professionnel du secteur.
Reste que l’univers de la finance et des banques – ces dernières sont déjà dans une logique d’interopérabilité à travers le Groupement intermonétique de l’UEMOA (GIM-UEMOA) – a aussi des atouts à faire valoir. Même si les banques africaines font souvent preuve de conservatisme, les métiers d’argent sont leur domaine. Créée en 2005 en Afrique du Sud, Wizzit Bank, une filiale de la South African Bank of Athens Limited, qui fournit des services bancaires uniquement par mobile aux populations pauvres des zones urbaines et rurales, comptait 250 000 clients et disposait d’un réseau de 3 000 distributeurs (les « wizzkids ») fin 2008.
Au Cameroun, la société Express Union, partenaire de MoneyGram, qui part avec l’avantage d’un réseau dense, y compris dans les zones rurales, est la première à avoir lancé une solution qui permet à ses clients de transférer de l’argent sans se déplacer, uniquement à travers un SMS. Pour l’instant, toutefois, elle n’a pas développé d’application permettant de réaliser des achats ou de régler des factures via le mobile.
Les SSII en embuscade
Enfin, les intégrateurs de solutions peuvent également jouer un rôle en fédérant des institutions financières autour de leurs solutions. En Côte d’Ivoire, par exemple, la société Etranzact, spécialisée dans les plates-formes de paiement électronique, a déjà conclu un accord avec deux banques – Versus Bank et BIAO – pour l’utilisation d’une carte à puce prépayée et d’un produit de paiement mobile. Le problème : la solution Etranzact passe par une application Java nécessitant la collaboration des opérateurs. Pour l’instant, seul le challengeur Koz joue le jeu, alors qu’une deuxième compagnie serait sur le point de signer.
En Côte d’Ivoire, deux PME se sont aussi lancées dès la mi-2008 : Celpaid et Scash. Depuis, elles ont plus ou moins suspendu leurs activités. Les entraves sont en effet nombreuses pour les « pure players ». Elles doivent disposer, au point de vue réglementaire, du précieux statut d’émetteur de monnaie électronique délivré par la BCEAO. Et, de plus, mettre en place un réseau de distribution puissant et disposer d’assez de fonds propres pour mener une campagne de communication d’envergure.
Un marché d’autant plus difficile que les multinationales solidement installées dans le secteur du transfert d’argent n’ont pas dit leur dernier mot. Western Union – qui a annoncé, le 24 juillet, un accord de partenariat global avec Zain – veut se poser en « agrégateur » de solutions de paiement mobile à travers son programme « Digital Vendor Program ».Ce dernier vise notamment à certifier les offres techniques et commerciales existantes, comme la plate-forme de Fundamo, utilisée par MTN, déjà validée, et à les distribuer dans son réseau de 334 000 agents dans 200 pays et territoires. Le 3 août, MoneyGram a annoncé un accord de partenariat avec Affinity Global Services, spécialisée dans les plates-formes pour services financiers mobiles.
Dans ce contexte fait d’innovations et d’incertitudes, les différents acteurs semblent avoir la même obsession : ne pas se laisser marginaliser.
(Source : Jeune Afrique)
Mobile-banking: Nokia s'y met et rend le mouvement irréversible
NOKIA présente NOKIA MONEY
Nokia Money, a new mobile financial service enables financial management and payments from a mobile phone
Espoo, Finland - Nokia today introduced Nokia Money, a new mobile financial service offering consumers with mobile device access to basic financial services. For many consumers, this will be the first time they have had any access to such financial services.
Nokia Money has been designed to be as simple and convenient as making a voice call or sending an SMS. It will enable consumers to send money to another person just by using the person's mobile phone number, as well as to pay merchants for goods and services, pay their utility bills, or recharge their prepaid SIM cards (SIM top-up). The services can be accessed 24 hours a day from anywhere, meaning savings in travel costs and time. Nokia is building a wide network of Nokia Money agents, where consumers can deposit money in or withdraw cash from their accounts.
4 billion mobile phones but only 1.6 billion bank accounts
"We believe mobile financial services offer a market opportunity with long term growth potential. In many countries, mobile phone ownership significantly exceeds bank account usage, suggesting that many mobile phone users have very limited or no access to basic financial services. With more than 4 billion mobile phone users and only 1.6 billion bank accounts, global demand for access to financial services presents a strong opportunity to combine mobile devices with simple but powerful financial services such as Nokia Money", said Mary McDowell, EVP and Chief Development Officer, Nokia.
Mobile payments will be the next step for delivering financial services to hundreds of millions of people, both urban and rural, who are underserved by existing payment means, especially in emerging economies.
"Rural consumers will particularly benefit from money transfers and, for urban consumers used to online services, we are enabling services such as payment of utility bills, purchase of train and movie tickets, top-ups, all through their mobile phones. Nokia Money is simple to use, secure and available across different operator networks and on virtually any mobile phone. This means millions of new consumers will soon be able to manage all their financial needs from their mobile phone", said Teppo Paavola, VP and Head of Corporate Business Development, Nokia.
Building a new ecosystem for mobile payments
The Nokia Money service will be operated in cooperation with Obopay, a leader in developing global mobile payment solutions, which Nokia invested in earlier this year. The service is based on Obopay's mobile payment platform, with unique and newly developed mobile elements. Nokia intends the service to be open and interoperable with other payment services as well.
"Obopay shares Nokia's vision for bringing mobile financial services to millions of people worldwide. We're excited that Nokia has chosen Obopay's platform. Nokia's leading market position, strong brand recognition and global distribution channel, using the Obopay platform with uniquely developed mobile elements, means the Nokia Money service is well positioned to bring the next generation of mobile payment services to the world," said Carol Realini, Founder and CEO of Obopay.
Nokia Money is the result of a powerful collaboration Nokia is forging between different partners in different markets around the world. It is designed to work in partnership with mobile network operators and financial institutions, involving distributors and merchants in a dynamic ecosystem to seamlessly provide the new services.
"As a result of the innovative partnerships and comprehensive ecosystem we are forging with the banking and financial industry, as well as leading network operators, we believe Nokia Money will bring financial inclusion to many who currently have limited or no access to financial services. Uniting the strengths of the mobile and financial services industries will change the way people around the world can manage their money in the future", added McDowell.
"Mobile financial services present a high growth sector for Nokia. Nokia's asset strengths, including consumer brand awareness, distribution capabilities and global relationships should serve as logical and necessary extensions to drive innovation in the mobile payments and banking sector. To be successful Nokia must provide a legitimate bridge between operators, banks networks and security infrastructure in order to unlock the broad uptake of mobile financial services," said Bob Egan, Global Head of Research and Chief Analyst, Towergroup.
The Nokia Money service will be shown for the first time at Nokia World on the 2nd and 3rd of September 2009 in Stuttgart, Germany, and it is planned to be rolled out gradually to selected markets, beginning in early 2010.
About Nokia
Nokia is a pioneer in mobile telecommunications and the world's leading maker of mobile devices. Today, we are connecting people in new and different ways - fusing advanced mobile technology with personalized services to enable people to stay close to what matters to them. We also provide comprehensive digital map information through NAVTEQ; and equipment, solutions and services for communications networks through Nokia Siemens Networks.
(Source : www.nokia.com )
