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Banque pour tous à l'horizon 2020

Promotion de la bancarisation dans les pays africains en général et dans les pays de l'UEMOA en particulier.

21 février 2010

Comment fonctionne une banque islamique

http://www.yabiladi.com

Le Système Financier Islamique


Le principe général de la banque islamique est de s'engager à partager à la fois les profits et les pertes de ses clients. Contrairement à certaines idées, ce système existe au sein des communautés musulmanes depuis le moyen âge. Il a fait l'objet de nombreuses études universitaires sous la dénomination de SFI, Système Financier Islamique depuis les années 80. Néanmoins ces institutions bancaires ne représentent qu'un des aspects du SFI. Car ce système ' englobe aussi la formation du capital, les marchés des capitaux et l'intermédiation financière sous toutes ses formes '. Il s'agit, en somme, de traduire, dans l'univers de l'économie et des finances, le système de valeurs auquel se fient les Musulmans dans les aspects de leur vie quotidienne.

Selon cette approche, l'objectif clé du SFI est de promouvoir, dans le contexte économique actuel, un ensemble de produits financiers qui exclue la pratique de la Riba, l'intérêt usuraire blâmé par le Coran. L'accent est alors mis sur le partage des pertes, des risques tout comme des bénéfices entre les investisseurs et les acteurs d'un projet. La valeur du travail se trouve ainsi rehaussée. La thésaurisation étant interdite, l'investissement de l'argent est recommandé. Dans l'esprit, les instruments financiers du SFI sont difficilement comparables aux usages des banques classiques. Mais sur un plan technique, leur rapprochement n'est pas dénué de sens.

Des outils financiers basés sur l'éthique

Un client présente un dossier de crédit ordinaire. La banque accepte de fournir une partie des capitaux propres et du fond de roulement nécessaire. En cas de profits, ils sont partagés entre le client et la banque selon un ratio convenu au départ. En cas de pertes, elles sont partagées selon le degré de participation de chaque parti au capital. Ce mode de financement est appelé Moucharaka. Il convient au projet à long et moyen termes.

La Moudaraba est un mode de financement comparable à ce qui se fait dans les sociétés d'investissement. La banque peut fournir la totalité des capitaux requis pour le projet que présente un client. Ce dernier n'apporte alors que ses compétences et sa capacité de gérer le projet. Les profits sont partagés par les deux partis selon un taux préfixé. Les pertes sont entièrement supportées par la banque. Le client perd néanmoins la valeur du travail qu'il a fourni durant l'exercice de son projet.

Le système de l'Ijar est facilement assimilable à un système de location ou de crédit-bail. Il convient au financement de véhicules, machines, etc. La banque prend l'engagement d'acheter les équipements ou les bâtiments dont le client a besoin pour son projet. Elle les met à sa disposition moyennant un loyer direct durant une période de temps déterminée. Le système peut être amélioré dans certains cas où le client prend l'option de devenir propriétaire du matériel au terme de la période de location. On parle alors de Ijar wa Iktina . Dans ce cas, le client ouvre un compte d'épargne où il verse régulièrement un certain montant. Par la suite, le ré-investissement du capital accumulé travaille en sa faveur et lui permet d'amortir le coût de la location de départ. Un versement d'acompte peut intervenir dans certains cas.

Pour les financements à court terme, le SFI propose généralement le Mourabaha. La banque s'engage à fournir des biens selon un contrat de gré à gré prévoyant la revente au client avec une marge bénéficiaire fixée d'avance. Ce qui évite au client de souscrire un emprunt avec intérêts, comme dans une banque classique. Ce mode de financement est de loin le plus pratiqué dans les banques islamiques déjà existantes à travers le monde.

Il existe aussi le Baïmouwajal, un système de financement de projet où la banque permet un paiement différé. Les frais de ce crédit sont aussi fixés d'avance.

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05 février 2010

Des questionnaires de banques trop indiscrets

Lu sur www.lefigaro.fr

L'Association française des usagers des banques recommande aux clients de la Caisse d'épargne et du Crédit Agricole de ne pas répondre aux questions trop éloignées des problématiques de gestion de comptes.

Certains questionnaires remis à leurs clients par la Caisse d'épargne et le Crédit Agricole comportent des questions trop indiscrètes, et l'Association des usagers des banques (AFUB) appelle au boycott.

Selon le Parisien qui révèle l'affaire ce jeudi, l'association a reçu plusieurs centaines de plaintes émanant de titulaires de comptes choqués par certaines demandes de leur banque. L'affaire a commencé l'an dernier avec l'envoi de questionnaires s'intéressant à des détails qui n'ont rien à voir avec la gestion des comptes. Sont notamment exigées des précisions quant à la composition de la famille, le montant des pensions et des justificatifs de fiches de paie. Des courriers précisant que l'établissement se réserve le droit de reconsidérer sa relation avec la personne si elle refuse de répondre aux questions et ce, même lorsqu'elle est cliente depuis plusieurs dizaines d'années.

La CNIL saisie

Pour leur défense, les banques invoquent une obligation légale. Selon un décret de septembre 2009, elles seraient contraintes d'envoyer de tels questionnaires pour lutter contre le blanchiment d'argent et les activités terroristes. Argument rejeté par l'AFUB qui ne voit pas le lien entre le nombre d'enfants et le blanchiment ou le terrorisme. L'association a d'ailleurs saisit la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), espérant une mise en demeure des banques indélicates.

Posté par oxkard à 11:27 - Actualités & Points de vue - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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