Source : Union Postale Universelle

Promotion des bonnes pratiques, cadre réglementaire et recherches chiffrées sur l’accès aux services financiers sont les principales pistes à explorer pour inclure les postes dans toute politique de développement de services financiers.

C’est ce qui est ressorti de la table ronde sur l’inclusion financière qui s’est tenue à Berne cette semaine et à laquelle a participé un panel de haut niveau constitué de bailleurs de fonds et d'organisations internationales  d’aide au développement.

Selon Tamara Cook, de la Fondation Bill and Melinda Gates, l’UPU doit poursuivre ses analyses du rôle que peut jouer le secteur postal dans l'inclusion financière pour que les postes soient intégrées au Programme d’évaluation du secteur financier du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Ce Programme fournit des analyses détaillées des secteurs financiers des pays, de leur stabilité et de leur contribution à la croissance et au développement des pays.

Hayder Al-Bagdadi, de l’Alliance for Financial Inclusion, affirme que la promotion des politiques innovantes d’inclusion financière en coopération avec les banques centrales est la voie à suivre par l’UPU.

Modèles de coopération

l'atelier fut riche en échanges. Des organisations financières telles que la Banque mondiale, Planet Finance et PostFinance International Development ont partagé leurs expériences sur les différents modèles en place au Brésil, en Azerbaïdjan, en Inde et en Afrique du Sud, où les banques postales garantissent l’accès à des services financiers à des millions d’habitants, dont les plus démunis.

Selon Pedro de Vasconcelos, du Fonds international de développement agricole (FIDA), des 300 milliards de transferts d’argent à l'échelle mondiale, 30 à 50 % vont dans les zones rurales et le coût pour y faire parvenir cet argent, souvent via des réseaux informels, est très élevé. Les postes ont donc un grand rôle à jouer pour acheminer l’argent des migrants à leur famille en développant les transferts d’argent et des services financiers de base à moindre frais.

Usman Shettima, de la Banque centrale du Nigéria, déclare que son institution «examine actuellement les  moyens de mettre les services financiers à la portée des 70% de la population qui habitent les zones rurales, mais elle a besoin de se baser sur des modèles de coopération qui fonctionnent avant de créer des partenariats et de faire appel bailleurs de fonds».

Selon Antonique Koning, du Groupe consultatif d’assistance aux pauvres (CGAP), les services financiers et la microfinance proposés dans les bureaux de poste doivent bénéficier d’une gestion transparente et être abordables. Les employés aux guichets des postes doivent être formés pour éduquer les clients des postes qui ouvrent un compte pour la première fois.

Avril 2010