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Banque pour tous à l'horizon 2020

Promotion de la bancarisation dans les pays africains en général et dans les pays de l'UEMOA en particulier.

18 mars 2010

FRANCE : Un cas de surendettement bancaire

Elle avait contracté 69 prêts pour plus de 2 millions d'euros

Pas moins de 69 prêts bancaires contractés pour un montant supérieur à 2 millions d'euros. Une femme de 52 ans, tombée dans la spirale du surendettement, a été condamnée, mercredi, à dix-huit mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Guingamp (Côtes-d'Armor).

 

Souscrivant des crédits pour en rembourser d'autres, utilisant de fausses attestations de son employeur et falsifiant la signature de son mari, elle avait réussi à contracter 69 prêts entre 1996 et 2007 pour un montant de plus de 2 millions d'euros et à ouvrir jusqu'à 107 comptes bancaires notamment en Bretagne, d'où elle était originaire, ainsi que dans les Pays de la Loire où elle résidait.  

A entendre son , Me Henri Graïc, «le montant des engagements est tel qu'une vie ne suffira pas à rembourser». Le tribunal de Guingamp a également prononcé à son encontre une mise à l'épreuve de 24 mois, une obligation de soins ainsi qu'une obligation d'indemniser les victimes. Reste à savoir comment elle pourra rembourser sa dette.

(Source : leparisien)

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04 mars 2010

Africa Banking Forum - 2ème édition

La deuxième édition du forum sur le système bancaire africain se tiendra du 20 au 21 mai 2010 à Marrakech sur le thème "La dynamique bancaire post crise"


Présentation
(sur i-conferences.org)

Le développement économique d’un pays quelque soit sa situation passe indéniablement par le secteur bancaire. La banque par son rôle et son dynamisme anime l’activité économique. En Afrique, notamment elles sont bien présentes ces institutions bancaires qui se veulent impliquées dans la relance économique. Cependant, bien que la majorité des pays africains ne soient pas encore sur la voie pour atteindre les objectifs pour le développement, le secteur bancaire a réalisé d’importants progrès au cours de la précédente décennie.

Cette vision plus optimiste est maintenant contrecarrée par des facteurs échappant au contrôle du continent. Tandis que les effets de premier tour de la crise financière sur l’Afrique ont été limités, il y a de véritables appréhensions que l’impact à long terme soit plus important. De plus, comme le continent devient de plus en plus intégré dans l’économie mondiale, il subira, à l’avenir, de façon plus tangible les effets de premier tour.

Dans cette optique, la 2ème édition d’Africa Banking Forum se veut un espace de dialogue informel et inclusif dédié où seront réunis les opérateurs et acteurs à l’échelle régionale et internationale du secteur bancaire et dans lequel seront relevées de réelles problématiques.

Compte tenu de l’importance de cette thématique, Africa Banking Forum à pour objectif primaire de présenter de manière opérationnelle une analyse approfondie de ces interrogations et de discuter les options possibles pour répondre aux défis posés. Il est attendu que la participation conjointe des experts africains et des décideurs de haut niveau fournisse l’appui nécessaire pour guider les actions concrètes des pays africains dans leurs réponses aux défis bancaires posés au lendemain de la crise.

Africa Banking Forum est l’événement calendaire et le RDV incontournable des acteurs et opérateurs du réseau bancaire dans la région.
Au programme, deux jours de conférences, plénières, keynotes et ateliers qui apporteront outre les études de cas et les informations actualisées, l’occasion de débattre avec les figures notoires des banques africaines et internationales.

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FATIMATOU ZAHRA DIOP (BCEAO SENEGAL) : “Plus de 20 milliards FCFA par an pour entretenir les billets…”

Par REUSSIR

fatoumatouPour un panorama plus complet du paysage bancaire sénégalais, REUSSIR a requis l’éclairage du patron des patrons de banques évoluant au Sénégal. Mme Fatimatou Zahra Diop, la première femme à la tête d’une Direction Nationale de la BCEAO, analyse les évolutions du secteur financier et se prononce sur les grandes questions de l’heure.

Madame le Directeur National, comment percevez-vous globalement le panorama du paysage bancaire sénégalais ?

Je peux dire que le secteur bancaire et financier sénégalais a connu de grands développements au cours de la dernière décennie. Il s’est notamment diversifié, tant en nombre que de par sa structure et comprend, à fin août 2009, 17 banques et 3 établissements financiers avec un réseau de 233 agences. En sus des réseaux bancaires qui se sont développés, les institutions de micro finance ont aussi beaucoup évolué, passant de 121 unités en 2000 à 896 unités en 2007. En effet, jusqu’à une période récente, le secteur ne comportait, pour l’essentiel, que quelques grandes banques classiques à capitaux français. Aujourd’hui, les institutions bancaires et financières qui le composent vont de la structure de microfinance à la très grande banque fusionnée. Vraiment, le paysage financier s’est beaucoup enrichi au cours de ces dix dernières années. Ainsi, il existe, à côté de plusieurs banques classiques, des banques spécialisées dans le financement de l’agriculture, de l’habitat ou de type islamique et une banque de marchés. Le secteur a également connu une certaine maturité puisqu’il compte actuellement 7 établissements bancaires de grande taille (total bilan supérieur à 100 Mds FCFA), 2 de taille moyenne (total bilan compris entre 50 et 100 Mds) et 6 de petite taille (total bilan inférieur à 50 Mds). De même, la géographie du capital des établissements s’est sensiblement modifiée, avec l’installation de banques à capitaux sénégalais et africains.

Ainsi, le taux de bancarisation élargi (banques et institutions de microfinance comprises), encore faible, se renforce graduellement et s’établit à 12,3% en 2007.

D’un point de vue institutionnel, de nombreuses initiatives, visant à rendre plus moderne, plus accessible et plus profond notre secteur financier, ont été prises par la Banque Centrale, depuis la restructuration bancaire de la fin des années 80.

Cette préoccupation d’avoir un système bancaire et financier mûr qui fonctionne selon les normes internationales a été prise en charge à travers notamment la création de la Commission bancaire et la mise en place d’un dispositif réglementaire qui l’accompagne. La loi bancaire, bien sûr, a évolué sous certains aspects de même que le dispositif prudentiel. Ainsi, tous établissements de crédit sont assujettis à certaines conditions, notamment au respect des normes de liquidité, de solvabilité, de couverture de risques qui permettent de s’assurer que leurs interventions se font dans les meilleures conditions, sans préjudice pour la stabilité financière. Également, afin de garantir la disponibilité d’une information financière de qualité, la BCEAO a été à l’origine de l’adoption et l’entrée en vigueur d’un Plan comptable bancaire et d’un référentiel comptable Syscoa, uniformes à l’échelle de l’Uemoa. Il convient de relever en outre la création de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (Brvm), qui permet de faciliter un financement non bancaire et élargi des activités économiques, à travers le développement du marché financier. Je crois que, là aussi, c’est un pas significatif qui a contribué à développer le secteur financier.

Par ailleurs, la libéralisation des instruments de la politique monétaire, amorcée au début des années 90, repose sur une régulation indirecte de la liquidité dans l’économie avec la possibilité, pour la Banque Centrale, d’agir, à travers les taux d’intérêts, le systèmes des réserve obligatoires, les injections ou les ponctions de liquidités sur le marché bancaire.

On peut dire donc aujourd’hui, qu’au Sénégal, le secteur bancaire et financier est en expansion, ce qui est corroboré par son attractivité à travers la création d’un certain nombre de nouveaux établissements.

A première vue, il semble qu’il y ait trop de banques au Sénégal alors que le taux de bancarisation reste encore faible. Comment analysez-vous ce contraste, si contraste il y a ?

La question que vous évoquez pose le problème du nombre optimal de banques dans une économie. Elle a fait l’objet de controverses entre professionnels du secteur, économistes ou observateurs. Pour parler du cas particulier du Sénégal, il importe de relativiser l’affirmation selon laquelle il y aurait trop de banques, au regard justement du niveau de bancarisation de l’économie mais également et surtout de la faible couverture géographique du réseau bancaire.

A mon sens, on ne peut pas vraiment pas affirmer qu’il y ait trop de banques, si l’on part du principe que la concurrence est saine, par essence. Auparavant, on avait quelques grandes banques qui dominaient le marché, qui intervenaient autour de la Place de l’Indépendance, n’avaient pas ou peu d’implantation dans le pays et étaient donc peu accessibles à la grande majorité de la population. Depuis 5 à un peu moins de 10 ans, on voit un formidable développement des installations de banque. L’intérêt, en tous cas tel que nous le percevons, c’est que cela facilite l’accessibilité, pour les populations, aux services bancaires et financiers. Le renforcement du réseau bancaire permet permet donc de développer la bancarisation de nos économies et contribue ainsi à apporter une réponse au besoin d’intégrer le secteur informel à l’économie moderne. Vous vous rendez compte que c’est seulement, ces dernières années, qu’il existe des agences bancaires ou de SFD dans des zones comme Pikine, Guédiawaye ou des localités telles que Kolda ! Avant, vous aviez la majorité de la population, géographiquement parlant, qui n’était pas couverte par le réseau de bancaire.

Aujourd’hui, il y a un mouvement bénéfique parce que permettant de diversifier le service offert à la clientèle. Et la concurrence aidant, il permet de réduire les coûts d’accès.

D’ailleurs, les progrès réalisés par le Sénégal en matière bancarisation sont à lier en partie à ce dynamisme observé dans le rythme d’implantation de nouvelles banques. En tout état de cause, cette évolution ne semble pas jusqu’à présent constituer une menace au regard du profil affiché par le secteur en terme de rentabilité mais également au vu de la capacité des nouveaux établissements à atteindre au bout de quelques années leur point mort. Jusqu’à présent, au contraire, les bénéfices nets des banques se sont fortement accrus. Donc, si ce n’était pas rentable et s’il n’y avait pas de place pour ces nouvelles banques, elles n’auraient pas enregistré de tels résultats.

Aussi, est-il permis de croire qu’un accroissement du nombre de banques contribue à améliorer la qualité des services bancaires, à la faveur d’une concurrence accrue et saine, tant du point de vue de l’innovation et la diversification dans les produits offerts, que du coût du crédit et du relèvement de l’offre de crédit.

Bien entendu, les autorités monétaires et de tutelle se doivent de veiller strictement au respect par les banques des règles régissant le secteur pour maintenir et renforcer la stabilité du système. Il revient à la Banque Centrale et à la Commission Bancaire d’assurer la stricte supervision des établissements de crédit afin que ceux-ci opèrent dans les conditions de solvabilité, de rentabilité et de liquidité, qui préservent les dépôts du public. C’est à cela que s’attache la BCEAO.

Il me paraît cependant opportun de souligner une autre tendance parallèle à celle que l’on vient d’évoquer et non moins importante, il s’agit du mouvement de fusion- absorption auquel on assiste dans le secteur bancaire. Ainsi, plusieurs banques se sont regroupées dans la dernière période et c’est une évolution qui mérite notre attention.

Au total, on se retrouve dans un processus où, d’un côté, il y a plus de banques répondant à une plus grande variété des besoins du consommateur et, de l’autre, on assiste à un regroupement se traduisant par la construction de grands et solides ensembles. Je pense que cette évolution va se poursuivre et que ne se maintiendront que les banques viables. Celles qui ne le seront pas seront certainement absorbées. Mais, je crois qu’il y a encore de la place pour de nouvelles banques…

La place de Dakar, pour ne pas dire de l’Uemoa, semble très attractive pour l’implantation des banques originaires hors de la Zone, la concurrence s’en suivant, est-ce que toutes ces banques respectent les réglementations en vigueur ?

Au cours des cinq dernières années, le système bancaire sénégalais a enregistré une augmentation sensible du nombre d’établissements de crédit (banques et établissements financiers), qui est passé de 14 en 2004 à 20 à fin août 2009. Cette évolution, qui s’est amorcée au milieu des années 1990, à la suite des réformes entreprises par les Autorités monétaires (libéralisation du secteur, privatisation des banques nationales, dérogation pour les expatriés, etc.) en réponse à la crise bancaire à laquelle la zone a été confrontée durant les années 1980, a été impulsée au cours de ces dernières années par trois facteurs principaux.

D’abord, la relative rentabilité de l’activité bancaire dans la zone, comme l’atteste le résultat net des établissements. Ensuite, l’existence d’une épargne à faible coût, en liaison avec la relative maîtrise de l’inflation dans l’Union. Enfin, le niveau relativement faible du capital minimum exigé jusque là pour la création d’un établissement de crédit dans l’UMOA .

A ces principaux facteurs, il y a lieu d’ajouter, au plan interne, la convertibilité du franc CFA et son arrimage à l’euro qui lui confère une certaine stabilité. Au niveau externe, l’abondance de liquidité des banques des pays producteurs de pétrole, notamment du Nigeria et de la Libye, en relation avec l’envolée des cours du pétrole ces dernières années, a été également un facteur d’incitation à la conquête de nouveaux marchés.

Par ailleurs, le Sénégal a bénéficié au cours ces dernières années d’une stabilité politique et d’une croissance économique soutenue, en particulier sur la période 1994-2005.

Au total, sur les 20 établissements de crédit, 8 unités, soit plus du tiers (40%) des établissements ont été créées après 1999. Ces nouvelles unités appartiennent, pour la plupart, à des groupes bancaires étrangers qui sont au nombre de 11 en activité à ce jour au Sénégal.

L’un des traits caractéristiques des évolutions observées est la diversification des pays d’origine des maisons- mères des banques au Sénégal, historiquement dominées par les groupes français. La nouvelle cartographie de l’actionnariat du système bancaire distingue essentiellement trois pôles. A savoir les capitaux étrangers historiques provenant de l’Occident (7 groupes) dont notamment la France, les capitaux provenant des pays arabes (4 groupes) et les capitaux de l’Afrique subsaharienne (9 groupes).

D’une manière générale, il y a lieu de relever que l’offensive des groupes bancaires étrangers, au-delà des frontières de leurs pays d’origine, ne concerne pas spécifiquement le Sénégal. Ce phénomène est également observé dans les autres régions en développement et dans les pays émergents. Ainsi, sur 33 banques que comptaient la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) en 2005, 25 étaient contrôlées par des groupes étrangers, soit 75,8%.

En tout état de cause, la Banque Centrale, en étroite collaboration avec la Commission Bancaire, veille au respect par les établissements de crédit de l’ensemble des dispositions réglementaires.

Les opérateurs économiques se plaignent de la frilosité des banques commerciales et de la cherté du crédit. En tant qu’Autorité de banque, que faire pour réconcilier le Partenariat Banque/ Secteur privé ?

Le marché du crédit comporte des limites dans la mesure où les agents économiques affichent encore d’importants besoins non satisfaits. Il convient toutefois de distinguer les besoins de la grande entreprise nécessitant des produits financiers de court, moyen ou long termes de ceux de la PME auxquels correspondent des produits à échéance encore plus longue.

La frilosité des banques vis-à-vis des opérateurs économiques et des secteurs non structurés semble compréhensible. Aussi, pour renforcer le Partenariat Banque – Secteur privé, les autorités monétaires et de tutelle ont-elles initié en 2003 des séries de concertations nationales sur le crédit dans les différents pays de l’Union, afin d’améliorer la contribution du système bancaire au financement des activités économiques. La participation de l’ensemble des acteurs concernés (Banques et établissements financiers, Institutions de microfinance, Patronat, Autorités de tutelle et bailleurs de fonds) a permis de mettre en place un Programme d’actions en cours d’exécution.

Par ailleurs, au cours de la rencontre entre la BCEAO et les Directeurs Généraux des banques et établissements financiers de l’Union, tenue le 1er juillet 2009 à Bamako, les recommandations ci-après ont été formulées en vue de lever contraintes qui pèsent sur le financement des économies de l’Union :

• l’identification des contraintes : environnement juridique et judiciaire, questions de garantie, adéquation des ressources des banques aux besoins des économies, absence ou le manque de fiabilité des états financiers et inexistence de structures d’appui aux PME/PMI ainsi que le manque d’incitations en faveur du capital investissement.

• les propositions en faveur de la promotion des PME (centres de métiers, chambres de métiers, structures d’encadrement, fonds de garantie des PME, caisse, de caution mutuelle, fonds d’investissement pour les PME) ;

• la nécessité de rechercher les sources alternatives de financement des économies à travers notamment la création de fonds d’investissement et de fonds de pension.

Il y a deux décennies, le secteur bancaire sénégalais était plongé dans une grave crise structurelle. Aujourd’hui, est-ce qu’on peut dire que le secteur est bien assaini et qu’il n’y a plus de risques de ce genre ?

A la fin des années 80, le système bancaire au Sénégal et plus globalement celui de toute l’UMOA, a connu une grave crise. Face à cette situation, le gouvernement du Sénégal, en rapport avec ses partenaires au développement (Banque Mondiale, France, États-Unis) et la BCEAO, avait initié un plan d’assainissement et de restructuration du système bancaire.

Le succès de cette entreprise a permis de restaurer la viabilité du secteur bancaire qui affiche depuis lors d’importants excédents de trésorerie.

De nouvelles initiatives ont ainsi été prises par la BCEAO pour améliorer le cadre d’exercice des activités bancaires, se traduisant par le renforcement de la supervision bancaire avec notamment la création d’une Commission bancaire supranationale et indépendante ainsi que la mise en place du SYSCOA, du Plan Comptable Bancaire (PCB), de la Centrale des Incidents de Paiement (CIP), de la Centrale des Bilans, de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) et des nouveaux systèmes de paiements.

En particulier, la réforme des systèmes de paiement a permis la mise en place d’une solide infrastructure du secteur financier, à travers :

— un système sous-régional de règlement brut en temps réel pour les virements interbancaires de gros montants ou urgents ;

— des systèmes interbancaires nationaux et un système sous-régional de compensation automatisée pour les paiements de masse traitant notamment les chèques, virements de petit montant et effets de commerce ;

— un système interbancaire de paiement par cartes à l’échelle de l’Union géré par les établissements de crédit dont la réglementation est assurée par le GIM-UEMOA et le rôle d’opérateur technique par le CTMI-UEMOA.

La préservation de la stabilité du système financier constitue une préoccupation majeure pour les autorités de tutelle qui ont décidé, lors de la session du Conseil des Ministres de l’UMOA en date du 17 septembre 2007, du relèvement du capital social minimum applicable aux banques et établissements financiers de l’Union. Cette décision vise à renforcer la solvabilité des établissements de crédit de l’Union et leur capacité à intervenir de manière optimale dans le financement des économies de l’Union.

L’évolution du paysage bancaire de l’UMOA nécessite bien évidemment une surveillance accrue et permanente de la part des autorités monétaires de l’Union mais également un renforcement de la coopération avec les superviseurs dont relèvent les groupes transfrontaliers contrôlant certains établissements installés dans notre pays. Cette surveillance s’effectuera sans préjudice de l’appréciation rigoureuse des dispositifs de contrôle interne adoptés par chaque banque et établissement financier.

En résumé, il convient de souligner que la situation des banques, relativement aux indicateurs de solidité financière du système bancaire, demeure globalement satisfaisante, l’activité et la rentabilité des établissements de crédit s’étant confortées ces dernières années.

Après avoir été épargné des effets de la crise financière internationale, le secteur bancaire sénégalais a beaucoup souffert de la morosité de l’activité économique. Est-ce que vous percevez quelques lueurs de reprise ? Et pour quand ?

L’environnement économique et financier a été marqué en 2008 par la succession d’une série de chocs, notamment la hausse des cours mondiaux du pétrole et des produits alimentaires ainsi que l’intensification de la crise financière. L’activité économique au Sénégal s’est ressentie de cet environnement difficile, accentué par les tensions de trésorerie de l’État. Ainsi, comme tous les autres secteurs, les banques ont souffert de la morosité de l’activité économique caractérisée par une dégradation des indicateurs de conjoncture.

Aussi, les Autorités de la BCEAO ont-elles décidé, à l’instar de la plupart des banques centrales, d’agir en vue de soutenir la croissance. Ainsi, en vue de permettre aux banques de disposer de liquidités suffisantes, l’Institut d’émission a pris des dispositions relatives à leur accès à ses ressources à de meilleures conditions, à travers notamment des opérations régulières d’adjudications d’injection de liquidités sur le marché monétaire.

Outre ces mesures, au regard du contexte et dans le souci de favoriser un environnement propice à une croissance plus forte des économies de l’Union, la BCEAO a décidé d’adopter en juin 2009 une politique monétaire plus accommodante marquée par un dé-serrement des conditions monétaires relatives aux taux directeurs et coefficients de réserves obligatoires applicables aux établissements de crédit. Ainsi, le taux de pension est ramené de 4,75% à 4,25% et le taux d’escompte de 6,75% à 6,25%.

Concernant les coefficients de réserves obligatoires, ils passent de 15% à 9% pour le Bénin, de 9 % à 7 % pour le Mali, le Niger et le Sénégal. Les coefficients des autres États restent inchangés : 7% pour le Burkina, 5% pour la Côte d’Ivoire et 3% pour la Guinée-Bissau et le Togo.

Comment appréciez-vous la manière dont les Sénégalais manipulent et conservent les billets de banque ?

Votre question est à la fois pertinente et opportune. Car, comme vous le savez, le public en général a tendance à maltraiter le billet de banque en le manipulant dans les transactions commerciales et dans la vie sociale quotidienne. Au marché, chez le boutiquier ou le vendeur de charbon du coin, le billet est souvent froissé, tâché, humidifié, etc. Tout cela parce que, dans l’entendement des populations, le billet a de la valeur quelque soit son état. Ainsi, un geste automatique consiste, pour la plupart d’entre nous à écraser dans sa main un billet avant de le donner en cadeau à quelqu’un, en voulant faire preuve de discrétion. Ce faisant, on ne songe pas au coût de production et d’entretien du billet. Eh bien, imaginez-vous que ce coût constitue le principal poste budgétaire de la Banque Centrale, soit plus de 20 milliards Fcfa par an à l’échelle de l’UMOA. Ce sont ainsi d’importantes ressources financières, appartenant à toute la communauté, qui sont dépensées pour fabriquer et entretenir le billet de banque.

Regardez à contrario avec quel soin les gens manipulent l’argent dans d’autres pays développés où les gens utilisent des portefeuilles ou rangent leurs billets soigneusement dans leurs poches. A cet égard, une utilisation accrue des moyens de paiement scripturaux et une réduction de la manipulation des espèces dans nos transactions quotidiennes constituent des objectifs que la BCEAO s’est fixés, en concertation avec les États et les établissements de crédit, En résumé donc, l’appel que je voudrais lancer, c’est que nous accordions plus de soin aux billets de banque et aux pièces, à la mesure de la valeur que ces espèces représentent pour leur détenteur.

Une question personnelle. En tant que première femme sénégalaise à diriger l’Agence nationale de la BCEAO, quel sentiment ressentez-vous et comment faites-vous, en interne, pour relever ce challenge ?

Je tiens d’abord à préciser qu’il s’agit de la Direction Nationale de la BCEAO pour le Sénégal et non de l’Agence Nationale. En effet, dans chaque pays de l’UMOA, il existe une Direction Nationale de la BCEAO qui a sous son autorité l’Agence Principale, dans la capitale et, les Agences Auxiliaires, se trouvant dans les localités, à Kaolack et Ziguinchor pour le cas du Sénégal.

Pour revenir à votre question, j’avoue que je ne me la suis pas vraiment posée jusqu’à maintenant en ces termes ! Maintenant, s’il s’agit de savoir à quel point le fait d’être une femme a une influence sur l’exercice de mes responsabilités, pour ce qui est de la BCEAO, il faut préciser que ses règles et principes de fonctionnement, interdisent toute forme de discrimination fondée sur le genre. Par ailleurs, mon expérience professionnelle au siège de la BCEAO m’ayant déjà exposée à un poste de direction depuis plusieurs années, je ne me sens pas trop dépaysée.

Il reste, bien entendu, qu’il est impossible de faire fi de certaines survivances culturelles ou sociologiques. Elles se posent, à nous femmes, de manière quotidienne dans tous les domaines et il faut y faire face en permanence. « On ne naît pas femme, on le devient », disait l’autre ! C’est donc un exercice auquel je me suis habituée. Il s’y ajoute, cependant, que le fait d’être la première femme dans les huit États membres de l’UMOA à être nommée au poste de Directeur National m’impose, à titre personnel et en considération de tout le personnel féminin de la BCEAO, de réussir la mission qui m’a été confiée.

Cela dit, je pense y parvenir à travers une démarche « managériale » qui implique et responsabilise tout le personnel, tout en se fondant sur les principes de rigueur et d’équité. C’est donc, dans une action collective que nous sommes - toutes et tous - également engagés, une action qui peut parfois s’avérer difficile mais qui certainement est exaltante.

C’est donc un défi à relever dont je perçois en toute humilité l’importance des responsabilités qu’elle met en jeu.

                                                                                                                                        

03 mars 2010

ABDOUL AZIZ DIA, DIRECTEUR GENERAL DE UBA-SENEGAL : « Accroître le taux de bancarisation »

Le Soleil repris par Senegal Business

 

senegal  aziz_diaUnited Bank for Africa, la plus grosse banque Nigérienne, cinquante ans d’existence, vient d’ouvrir sa filiale sénégalaise. Notre reporter a rencontré son directeur, M. Abdoul Aziz Dia, qui décline sa stratégie novatrice dans le paysage bancaire.

Pourquoi avez-vous décidé, dans votre stratégie d’implantation, de ramener à zéro les frais de tenue de compte ?

Il s’agit du résultat d’une réflexion d’ensemble sur notre stratégie de banque de détail. Nous avons pour ambition d’augmenter le taux de bancarisation au Sénégal. C’est la raison pour laquelle, comme première mesure, nous avons décidé de ramener à zéro les frais de tenue de compte. Depuis que nous avons lancé cette campagne, nous avons constaté un afflux de clients. En regardant le reste du monde, c’est une pratique courante ailleurs. La zone Cfa est encore l’une des dernières régions où des frais de tenue de compte sont pris aux particuliers, mais nous voulons anticiper le mouvement et de toute façon nous y arriverons. Les consommateurs ont à gagner ; ils ont le droit d’avoir accès à des services bancaires à des coûts abordables…

Est-ce une mesure ponctuelle ou est-ce le label d’Uba Groupe au Sénégal ?

Il ne s’agit pas d’une promotion ponctuelle, limitée dans le temps. C’est quelque chose qui est définitif. C’est un axe très fort dans notre stratégie de développement dans la banque de détail. La banque est un métier très vaste. Une multinationale peut être un client ; un particulier peut être un client ; l’Etat peut être un client. Même des gens qui n’ont pas de compte peuvent être des clients. C’est le cas de celui qui vient faire du change. On peut classer la clientèle en trois grands groupes. Il y a d’abord la clientèle-entreprise. Ensuite la clientèle des particuliers et enfin ce qu’on peut appeler la banque électronique.

De plus en plus de banques s’implantent au Sénégal. Pourtant, peu de Sénégalais disposent d’un compte bancaire… ?

Nous voyons le faible taux de bancarisation au Sénégal comme une opportunité, non pas comme un frein. Justement parce qu’il y a quinze ou seize banques au Sénégal et que le taux de bancarisation est de 07 %, nous pensons qu’il y a de la place pour ceux qui veulent faire de la banque de détail. Comment allons-nous faire pour gagner de l’argent alors que l’on fait l’impasse sur les frais de tenue de compte ? Il y a plusieurs segments dans une banque et les frais de tenue de compte sont un parmi d’autres. Dans notre stratégie de revenus, nous pensons qu’il ne faut pas faire subir aux particuliers des charges trop lourdes par rapport à leurs revenus.

En faisant l’impasse sur les frais de tenue de compte, vous vous délestez en même temps d’importants revenus d’autant que vous ne faites pas dans la banque d’investissement… ?

La banque d’investissement n’a pas aujourd’hui bonne presse. Elle est à l’origine des problèmes que vous connaissez, notamment la crise financière internationale. Aujourd’hui, la banque d’investissement ne nous intéresse pas pour le Sénégal. La palette est très large pour une banque de détail. On a les moyens de faire de la banque d’entreprise, de la banque électronique, du change, de la trésorerie, du ramassage de fonds, des lettres de crédit, des cautions, des avals… Faire l’impasse sur les frais de tenue de compte ne veut forcément pas dire que nous mettons en dangers nos éventuels revenus. Nous sommes des banquiers professionnels. Encore une fois, il s’agit d’une stratégie d’ensemble. Notre stratégie a été élaborée par rapport à différents segments de marché et la banque de détail en est un…

Dans un pays à fort taux d’émigration, les banques investissent beaucoup dans le transfert d’argent. Intégrez-vous ce secteur dans votre stratégie de développement ?

Absolument ! C’est un créneau qui est extrêmement important pour nous. Nous allons développer un produit qui s’appelle « Africash ». C’est un produit qui permet de faire un transfert instantané que vous soyez ou non un client de Uba dans tous les pays où nous sommes présents. Aujourd’hui, nous sommes présents dans douze pays en Afrique et nous le serons dans dix-neuf à la fin de cette année. A l’échelle de ces dix-neuf pays, nous pourrons faire des transferts instantanés à des coûts défiant toute concurrence. Pour les pays situés en dehors du continent, nous sommes présents aux Etats-Unis d’Amérique, en Angleterre, en France ; le produit « Africash » sera disponible dans ces pays-là. Nous avons également un partenariat avec « Money gram ».

Pensez-vous que la législation en vigueur est attractive pour relever le taux de bancarisation ?

Nous ne nous sentons pas gênés par la législation pour relever le taux de bancarisation. Bien au contraire ! De par les conversations que nous avons eues avec la banque centrale et le ministère de l’Economie et des Finances, nous sentons une réelle volonté des autorités d’aller dans ce sens. Rien aujourd’hui dans la législation ne freine le relèvement du taux de bancarisation. C’est nous banques commerciales qui devrons élaborer des stratégies adéquates pour relever ce taux.

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Pour une bancarisation plus poussée - La BNI s’installe dans les stations service de PETROCI

L'intelligent d'abidjan repris par abidjan.net

drapeau_ivoireLa société nationale d’opérations pétrolières de Côte d’Ivoire (PETROCI) et la Banque nationale d’Investissement (BNI) ont conclu le jeudi 4 février 2010 une convention de partenariat en vue d’installer des GAB (Guichets automatiques bancaires) dans les stations services de Petroci.

 
Cette convention conclue entre le PDG de la BNI, M. Nembelessini Victor et Kassoum Fadika, DG de la PETROCI, concerne pour l’instant 9 stations de service de PETROCI qui seront dotées de GAB (Guichets automatiques bancaires). Cette opération de dotation des stations services de GAB s’inscrit dans le cadre du rapprochement des services bancaires de la BNI auprès des usagers. Il s’agit en outre, pour M. Nembelessini Victor, PDG de la BNI de contribuer, en sa manière, à l’amélioration du taux de bancarisation, jugé très faible. Celui-ci est estimé aujourd’hui à 6% en Côte d’Ivoire. Pour relever le niveau du taux de bancarisation, M. Nembelessini Victor estime nécessaire de faciliter l’accès des services bancaires aux usagers. Les GAB (Guichets automatiques bancaires) constituent, selon lui, un des moyens pour rapprocher les services bancaires à la population. C’est le sens du partenariat conclu le jeudi 4 février 2010 entre la BNI et la PETROCI. M. Kassoum Fadika, dont la société est partie prenante, a salué l’initiative de M. Nembelessini Victor qui a abouti à la signature de cette convention. Le DG de PETROCI a, pour sa part, relevé l’importance du projet. Selon lui, c’est un programme qui contribuera à renforcer la sécurité des stations PETROCI par le dispositif sécuritaire à mettre en place par la BNI. Dans le cadre de la bancarisation en Côte d’Ivoire, la BNI, selon son PDG, a entrepris une série d’initiatives dont le redéploiement des agences. Ainsi, de 6 agences en 2007, cette banque étatique en a 23 aujourd’hui. M. Nembelessini Victor compte poursuivre le redéploiement. L’objectif, selon lui, est d’atteindre la bancarisation complète. Il envisage la mise en place d’une centaine de guichets bancaires automatiques.
Honoré Kouassi

La bancarisation des plus pauvres a fait des progrès en dix ans

www.lesechos.fr

drapeau_franceSelon les premiers résultats d'une étude du Crédoc, commandée l'an passé par Christine Lagarde et Martin Hirsch, le taux de bancarisation atteint 98 % pour les personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Mais celles-ci ont un moindre accès aux comptes sur livret et aux produits d'épargne.   

Le plafonnement des incidents de paiement, la mise en oeuvre du solde bancaire insaisissable, le renforcement de la procédure du droit au compte ou de la convention Aeras, le développement du microcrédit social... De nombreuses initiatives ont été prises ces dernières années pour améliorer l'accès des personnes les plus fragiles aux services bancaires, sous l'impulsion notamment du Comité consultatif du secteur financier (CCSF). Et elles commencent visiblement à produire leurs effets. Selon les premiers résultats d'une étude du Crédoc, commandée l'an passé par Christine Lagarde et Martin Hirsch et présentée au CCSF, le taux de bancarisation atteint 98 % pour les personnes vivant sous le seuil de pauvreté (1). " La France est l'un des meilleurs élèves en matière d'accès aux comptes de dépôt : le taux de bancarisation, qui atteint près de 99 % pour l'ensemble de la population, est l'un des plus élevés au monde. A titre de comparaison, selon des estimations, 11 % des ménages n'ont pas de compte au Royaume-Uni ", rappelle Pierre Bocquet, le directeur du département banque de détail à la Fédération bancaire française (FBF).


Des services de base
L'ouverture d'un compte de dépôt est, en France, un droit garanti par la loi. Une fois qu'il s'est vu notifier un refus, le demandeur peut s'adresser la Banque de France, qui doit rapidement procéder à la désignation d'un établissement, ou directement à la banque qui aura refusé l'ouverture du compte depuis 2008.Parmi les services bancaires mis à disposition : tenue du compte, un changement d'adresse par an, des relevés d'identité bancaire (RIB) en cas de besoin, la domiciliation de virements bancaires, la réalisation des opérations de caisse, l'encaissement de chèques, les paiements par prélèvement, une carte de paiement à autorisation systématique...


L'étude du Crédoc a été réalisée au second semestre de l'année 2009. " Elle est intéressante à plusieurs titres parce qu'elle complète et enrichit une enquête de 2001 déjà réalisée par le Crédoc sur la bancarisation des personnes touchant les minima sociaux, indique Alain Bernard, du Secours catholique. Cela permet de voir l'évolution d'un certain nombre de situations sur une dizaine d'années, notamment la situation des personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, spécifiquement ciblées par l'enquête. " Ses conclusions devraient être rendues prochainement à la ministre de l'Economie et au haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté.

Efforts à fournir pour les banques

Selon les résultats provisoires, l'accès aux comptes de dépôt fonctionnerait donc bien en France, notamment grâce à la procédure du droit au compte (lire ci-dessous). Mais l'étude montre aussi que les ménages à bas revenus ont un moindre accès aux comptes sur livret et aux produits d'épargne que l'ensemble de la population. Ils sont ainsi 63 % à avoir accès à un compte sur livret, contre 82 % pour l'ensemble de la population, et 34 % à avoir accès à un produit d'épargne, contre 58 % pour l'ensemble de la population. Par ailleurs, les ménages à bas revenus ont un taux de possession de chéquier plus faible (75 %) que l'ensemble de la population (93 %). Quand ils possèdent un instrument de paiement, ils utilisent un peu plus fréquemment leur chéquier que l'ensemble de la population et un peu moins fréquemment leur carte de paiement.

Les associations qui ont eu connaissance de cette étude, dont les résultats doivent être confirmés et complétés avant sa présentation définitive, estiment que les banques ont encore des efforts à fournir pour amener la population qui n'a pas encore accès aux services bancaires - environ 500.000 personnes parmi les plus défavorisées -à y venir. " Il y a du mieux par rapport à 2001 et il faut en prendre acte, indique Alain Bernard. Mais il y a du chemin pour que les indicateurs sur l'accessibilité soient encore enrichis. On pourrait imaginer de mettre en place un système de notation pour chaque banque et d'attribuer des avantages, des bonifications pour celles qui jouent le mieux le jeu de l'accessibilité bancaire. "

GUILLAUME MAUJEAN

05 février 2010

Des questionnaires de banques trop indiscrets

Lu sur www.lefigaro.fr

L'Association française des usagers des banques recommande aux clients de la Caisse d'épargne et du Crédit Agricole de ne pas répondre aux questions trop éloignées des problématiques de gestion de comptes.

Certains questionnaires remis à leurs clients par la Caisse d'épargne et le Crédit Agricole comportent des questions trop indiscrètes, et l'Association des usagers des banques (AFUB) appelle au boycott.

Selon le Parisien qui révèle l'affaire ce jeudi, l'association a reçu plusieurs centaines de plaintes émanant de titulaires de comptes choqués par certaines demandes de leur banque. L'affaire a commencé l'an dernier avec l'envoi de questionnaires s'intéressant à des détails qui n'ont rien à voir avec la gestion des comptes. Sont notamment exigées des précisions quant à la composition de la famille, le montant des pensions et des justificatifs de fiches de paie. Des courriers précisant que l'établissement se réserve le droit de reconsidérer sa relation avec la personne si elle refuse de répondre aux questions et ce, même lorsqu'elle est cliente depuis plusieurs dizaines d'années.

La CNIL saisie

Pour leur défense, les banques invoquent une obligation légale. Selon un décret de septembre 2009, elles seraient contraintes d'envoyer de tels questionnaires pour lutter contre le blanchiment d'argent et les activités terroristes. Argument rejeté par l'AFUB qui ne voit pas le lien entre le nombre d'enfants et le blanchiment ou le terrorisme. L'association a d'ailleurs saisit la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), espérant une mise en demeure des banques indélicates.

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27 janvier 2010

Les banquiers sur la sellette au forum de Davos

La refondation du système bancaire américain que vient de proposer Barack Obama sera au centre des débats du 40e Forum économique mondial, dont Nicolas Sarkozy assurera ce mercredi le discours d'ouverture.

Nicolas Sarkozy en vedette américaine du pianiste chinois Lang Lang, le musicien classique le plus médiatisé de la planète. Telle est l'affiche d'ouverture du 40e fo­rum annuel, qui commence mercredi pour se terminer le 31 janvier. Le président de la République s'exprimera, seul, une heure durant, sur l'avenir du capitalisme et la nouvelle gouvernance mondiale. Et comme Davos n'aime rien tant que de mélanger politiques, chefs d'entreprise, scientifiques et artistes, son intervention sera suivie par un récital d'une quinzaine de minutes de Lang Lang.

«Ce que nous espérons, c'est rééquilibrer la relation entre économie réelle et le monde de la finance», explique Klaus Schwab, le fondateur et président du forum depuis 1971. Il reconnaît s'être démené pour faire venir le président français et lui proposer d'ouvrir les débats 2010. Wen Jiabao, le premier ministre chinois, et Vladimir Poutine, son homologue russe, s'étaient partagé le rôle l'an dernier.

«Repenser, remodeler, reconstruire»

Ce n'est pas la première fois que l'hôte de l'Élysée inaugure la rencontre de la station des Grisons. En 2005, Jacques Chirac avait prononcé son discours en vidéoconférence, l'hélicoptère n'ayant pu fonc­tionner en raison de la météo. Il avait exposé sa taxe sur les billets d'avion pour lutter contre le sida. Sa dénonciation de «l'évasion fiscale mondiale» (sic) avait suscité quelques rires dans l'assistance. Les 1.400 dirigeants d'entreprise attendus mardi seront-ils plus enclins à suivre Nicolas Sarkozy dans ses propositions de régulation ? «Quelque chose ne va fondamentalement pas dans le secteur financier», admet Klaus Schwab, en présentant les quelque 200 séminaires du forum 2010, dont le leitmotiv officiel sera «Repenser, remodeler, reconstruire».

Lire l'article au complet sur lefigaro.fr

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26 janvier 2010

La FINANCIAL BANK BENIN innove

Le secteur bancaire béninois est de plus en plus concurrentiel et les établissements teneurs de comptes redoublent d'ingéniosité pour se faire une place. Après la banque "panafricaine" Ecobank qui a réalisé récemment une vaste campagne comptelivretd'ouverture de compte lui ayant permis de bancariser plusieurs milliers de béninois, c'est au tour de la FINANCIAL BANK BENIN (FBB) de poser une acte commercial majeur avec son produit phare de livret épargne. La FBB offre un service de compte sur livret qui rapporte vraiment gros (c'est le slogan de la campagne). Il s'agit d'un compte épargne rémunéré à 4,75% l'an au lieu des 3.5% l'an qui sont habituellement pratiqués dans le secteur. Les nouvelles autorités de la banque entendent ainsi insuffler une nouvelle dynamique à la politique commerciale de cette banque qui a été pendant longtemps, à tort ou à  raison, perçue comme une banque élitiste où la création d'un compte particulier était relativement onéreuse. Désormais, en plus des coûts réduits, on gagne plus qu'ailleurs. Il s'agit à coup sûr d'une révolution  au niveau de cette banque et du secteur bancaire béninois en général.

Rappelons que le réseau Financial Bank couvrant le Bénin, le Togo, la Guinée, le Gabon et le Tchad a été récemment racheté par ECP, Emerging Capital Partners qui est un fonds privé d'investissement en Afrique.   

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24 janvier 2010

Echanges de voeux entre le Ministre des Finances et le Secteur Bancaire et Financier

drapeau_beninLe Ministre des Finances du Bénin et les principaux acteurs du Secteur Bancaire et Financier se sont échangés des vœux pour la nouvelle année 2010, le 22 janvier . L'allocution des banquiers a été prononcée par le président de l'Association des banques et établissements financiers du Bénin (APBEF) qui a remercié les autorités publiques pour les différentes actions menées notamment le desserrement du taux de réserve obligatoire qui a donné un nouveau souffle à la trésorerie des banques.

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