16 septembre 2009
UEMOA : La micro finance à l’heure de la modernisation
Levier important dans la dynamique de développement des pays de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa),le secteur de la micro finance, est cependant confronté à de multiples difficultés, qui ralentissent son envole. Le déficit de communication ou l’absence d’une bonne stratégie de communication pour assurer la promotion de ce secteur, en est une. C’est ce qui expliquerait d’ailleurs le taux de bancarisation généralement faible dans la zone Uemoa (10% au Sénégal), du fait que les populations ne sont pas très bien informées des opportunités qui leur sont réservées quand elles procèdent aux placements de capitaux au près des institutions bancaires. Pour changer cette donne, il urge aujourd’hui de s’appesantir sur l’aspect communication afin de donner un coup de pouce à l’économie de nos pays, car nul n’ignore que le développement de nos pays, ne peut se faire avec des taux de bancarisation aussi faibles. Prenant conscience de cette évidence, l’Apim cherche à rectifier le tir. D’où le sens de ce séminaire dont la réflexion porte sur le thème : « les enjeux de la communication pour les Associations Professionnelles de la micro finance de la zone Uemoa ». Ainsi, il appartiendra aux participants à cette rencontre d’aboutir au terme de leurs travaux, « à la mise sur pied d’une stratégie de communication des Apim ». En clair, ils sont appelés à élaborer un plan de communication pour la sous région, dans l’optique de stimuler entre autres, la hausse du taux de bancarisation généralement faible au niveau de la zone Uemoa. Et selon M. Jean-François Grimaud,directeur de l’information et des affaires générales de la Fédération Nationale des Caisses d’Epargne de France (Fnce), la Fnce est disposée a apporter son expertise pour aider la sous région à moderniser le secteur de la micro finance.
(Source: http://www.reussirbusiness.com/)
05 décembre 2008
Les pays de l'UEMOA face au défi de l'inclusion financière
La problématique de l'inclusion financière occupe depuis quelques années une place de choix dans les enjeux de développement économique de l'espace UEMOA. Par finance inclusive, il faut comprendre un système financier qui assure un accès équitable pour les populations. Elle se définit par opposition à l'exclusion financière qui prive une partie de la population de tout accès aux services financiers ou bien leur assure un accès inadapté aux véritables besoins.
L'UEMOA est appuyée dans la construction d'une finance inclusive par le Grand-Duché de Luxembourg à travers le projet AFR/017 (Promotion de secteurs financiers inclusifs dans la zone UEMOA) qui a été officiellement lancé le 4 novembre 2008 par le Gouverneur de la BCEAO. Ce projet est destiné à soutenir le secteur de la microfinance dans l'Union.
Mais quelle est la situation de la finance inclusive dans les différents pays de l'Union?
Pour essayer de répondre à cette question, nous avons recouru à un
indice mis au point par Mandira Sarma de l'ICRIER (Indian Council for
research on international economic relations) qui est basé sur la
distance euclidienne inverse normée (0<=d<=1). En utilisant les
statistiques des monographies des SFD de Juin 2006, nous avons obtenu
un indice IF qui donne pour chaque pays, l'état de la finance
inclusive. Plus IF est proche de 1 (resp. de 0), plus l'inclusion
financière est à un meilleur (mauvais) niveau comparativement aux
autres.
La représentation graphique des IF montre que le Sénégal est le pays où le secteur financier est le plus inclusif, suivi immédiatement du Bénin. Le Niger a le plus mauvais indice suivi de la Guinée Bissau.
Perspectives
Le Projet AFR/017 constitue un espoir pour le développement de la finance inclusive dans l'espace communautaire. La nouvelle réglementaion des SFD décidée par les plus hautes instances de l'Union permettra de renforcer le cadre d'exercie de ces instititutions qui occupent une place importante dans les stratégies de développement des pays de l'UEMOA.
Il reste cependant à espérer que le concept de l'inclusion financière ne se cantonne pas aux seuls SFD. Il faudra certainement veiller à construire une passerelle entre SFD et banques afin d'éviter un cloisonnement excessif des ces deux secteurs vitaux pour nos économies.
10 novembre 2008
PROMOTION DU SECTEUR FINANCIER INCLUSIF DE L’UEMOA
Le projet AFR/017 « Promotion de secteurs financiers inclusifs dans la zone Uemoa » s’inscrit dans le cadre de l’appui que le Grande-Duché de Lunxembourg apporte à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) pour soutenir le secteur de la microfinance.
Le gouverneur de la Bceao, M. Philippe Henri Dacoury Tabley, affirme que cet appui financier, d’un montant global de 18.8 millions d’euros (environ 12,5 milliards de F Cfa), dont 9.9 millions accordés directement à la Bceao, sera très déterminant pour développer le secteur de la microfinance dans la zone Uemoa.
Sur la même lancée, le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des finances du Sénégal, M. Abdoulaye Diop, a rappelé que ce projet est conçu comme la participation luxembourgeoise au programme « microfinance » inclus dans le Programme économique régional de l’Uemoa.
Le conseiller technique principal du projet AFR/017, Kotsoni Akemakou informe que le projet a pour objectif général de consolider le secteur et maîtriser les risques pour la promotion des activités de microfinance en zone Uemoa. Le projet a, entre autres objectifs spécifiques, d’adapter et renforcer la supervision de la microfinance en zone Uemoa dans le nouveau cadre réglementaire (OS n°1), avec la Bceao comme maître d’ouvrage.
A cela s’ajoute le renforcement des Structures financiers décentralisées (Sfd) dans la production et le contrôle de l’information financière qui est dévolue au Lux-Développement à travers l’Unité de gestion du programme (Ugb) installée à Dakar. Pour la mise en œuvre du programme, les ministères en charge des finances, les ministères responsables de la promotion de la microfinance, les associations professionnelles des Sfd, les prestataires de service et autres partenaires techniques et financiers, seront mis à contribution.
Le ministre du Trésor et du budget de Luxembourg, Luc Friden, dans son allocution, a rappelé l’importance d’un cadre réglementaire pour le secteur de la microfinance. C’est ainsi que la réalisation de ce projet doit aboutir à la vulgarisation et à la diffusion du nouveau cadre juridique auprès des Sms et Ap-Sfd.
Afin de garantir un suivi sans faille du projet, des études et conception d’outils, la formation et l’information des acteurs sur les textes réglementaires et les outils élaborés, ainsi que sur la mutualisation des coûts, sont en vue. Le ministre luxembourgeois du Trésor et du budget à rappeler l’importance de la gestion des risques dans le secteur de la microfinance.
(Source: sudonline.sn)
