05 février 2010
Des questionnaires de banques trop indiscrets
Lu sur www.lefigaro.fr
L'Association française des usagers des banques recommande aux clients de la Caisse d'épargne et du Crédit Agricole de ne pas répondre aux questions trop éloignées des problématiques de gestion de comptes.
Certains
questionnaires remis à leurs clients par la Caisse d'épargne et le
Crédit Agricole comportent des questions trop indiscrètes, et l'Association des usagers des banques (AFUB) appelle au boycott.
Selon le Parisien qui révèle l'affaire ce jeudi, l'association a reçu plusieurs centaines de plaintes émanant de titulaires de comptes choqués par certaines demandes de leur banque. L'affaire a commencé l'an dernier avec l'envoi de questionnaires s'intéressant à des détails qui n'ont rien à voir avec la gestion des comptes. Sont notamment exigées des précisions quant à la composition de la famille, le montant des pensions et des justificatifs de fiches de paie. Des courriers précisant que l'établissement se réserve le droit de reconsidérer sa relation avec la personne si elle refuse de répondre aux questions et ce, même lorsqu'elle est cliente depuis plusieurs dizaines d'années.
La CNIL saisie
Pour leur défense, les banques invoquent une obligation légale. Selon un décret de septembre 2009, elles seraient contraintes d'envoyer de tels questionnaires pour lutter contre le blanchiment d'argent et les activités terroristes. Argument rejeté par l'AFUB qui ne voit pas le lien entre le nombre d'enfants et le blanchiment ou le terrorisme. L'association a d'ailleurs saisit la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), espérant une mise en demeure des banques indélicates.
27 janvier 2010
Les banquiers sur la sellette au forum de Davos
La refondation du système bancaire américain que vient de proposer Barack Obama sera au centre des débats du 40e Forum économique mondial, dont Nicolas Sarkozy assurera ce mercredi le discours d'ouverture.
Nicolas
Sarkozy en vedette américaine du pianiste chinois Lang Lang, le
musicien classique le plus médiatisé de la planète. Telle est l'affiche
d'ouverture du 40e forum annuel, qui commence mercredi pour se
terminer le 31 janvier. Le président de la République s'exprimera,
seul, une heure durant, sur l'avenir du capitalisme et la nouvelle
gouvernance mondiale. Et comme Davos n'aime rien tant que de mélanger
politiques, chefs d'entreprise, scientifiques et artistes, son
intervention sera suivie par un récital d'une quinzaine de minutes de
Lang Lang.
«Ce que nous espérons, c'est rééquilibrer la relation entre économie réelle et le monde de la finance», explique Klaus Schwab, le fondateur et président du forum depuis 1971. Il reconnaît s'être démené pour faire venir le président français et lui proposer d'ouvrir les débats 2010. Wen Jiabao, le premier ministre chinois, et Vladimir Poutine, son homologue russe, s'étaient partagé le rôle l'an dernier.
«Repenser, remodeler, reconstruire»
Ce n'est pas la première fois que l'hôte de l'Élysée inaugure la rencontre de la station des Grisons. En 2005, Jacques Chirac avait prononcé son discours en vidéoconférence, l'hélicoptère n'ayant pu fonctionner en raison de la météo. Il avait exposé sa taxe sur les billets d'avion pour lutter contre le sida. Sa dénonciation de «l'évasion fiscale mondiale» (sic) avait suscité quelques rires dans l'assistance. Les 1.400 dirigeants d'entreprise attendus mardi seront-ils plus enclins à suivre Nicolas Sarkozy dans ses propositions de régulation ? «Quelque chose ne va fondamentalement pas dans le secteur financier», admet Klaus Schwab, en présentant les quelque 200 séminaires du forum 2010, dont le leitmotiv officiel sera «Repenser, remodeler, reconstruire».
Lire l'article au complet sur lefigaro.fr
26 janvier 2010
La FINANCIAL BANK BENIN innove
Le secteur bancaire béninois est de
plus en plus concurrentiel et les établissements teneurs de comptes
redoublent d'ingéniosité pour se faire une place. Après la banque
"panafricaine" Ecobank qui a réalisé récemment une vaste
campagne
d'ouverture de compte lui ayant permis de bancariser
plusieurs milliers de béninois, c'est au tour de la FINANCIAL BANK
BENIN (FBB) de poser une acte commercial majeur avec son produit
phare de livret épargne. La FBB offre un service de compte sur
livret qui rapporte vraiment gros (c'est le slogan de la campagne).
Il s'agit d'un compte épargne rémunéré à 4,75% l'an au lieu des
3.5% l'an qui sont habituellement pratiqués dans le secteur. Les
nouvelles autorités de la banque entendent ainsi insuffler une
nouvelle dynamique à la politique commerciale de cette banque qui a
été pendant longtemps, à tort ou à raison, perçue comme une
banque élitiste où la création d'un compte particulier était
relativement onéreuse. Désormais, en plus des coûts réduits, on
gagne plus qu'ailleurs. Il s'agit à coup sûr d'une révolution au
niveau de cette banque et du secteur bancaire béninois en général.
Rappelons que le réseau Financial Bank couvrant le Bénin, le Togo, la Guinée, le Gabon et le Tchad a été récemment racheté par ECP, Emerging Capital Partners qui est un fonds privé d'investissement en Afrique.
24 janvier 2010
Echanges de voeux entre le Ministre des Finances et le Secteur Bancaire et Financier
Le Ministre des Finances du Bénin et les principaux acteurs du Secteur Bancaire et Financier se sont échangés des vœux pour la nouvelle année 2010, le 22 janvier . L'allocution des banquiers a été prononcée par le président de l'Association des banques et établissements financiers du Bénin (APBEF) qui a remercié les autorités publiques pour les différentes actions menées notamment le desserrement du taux de réserve obligatoire qui a donné un nouveau souffle à la trésorerie des banques.
L'Autorité de la concurrence dénonce les tarifs des banques
Lu sur les echos.fr
A l'occasion de ses voeux, Bruno Lasserre, le président de
l'institution, s'est attaqué aux banques et a rappelé son attachement
aux " class actions " .
Les cérémonies de voeux sont parfois l'occasion de passer des messages clefs. Dix mois après la réforme de l'Autorité de la concurrence, son président, Bruno Lasserre, a dénoncé l'opacité des tarifs pratiqués par les banques françaises. " Nous avons le sentiment que le signal de prix ne fonctionne pas bien dans le secteur bancaire ", a-t-il déclaré. Parmi les raisons de ce dysfonctionnement, figure, selon lui, le fait que " les tarifs sont trop opaques ". Il a également évoqué des " barrières à l'entrée " qu'il estime " trop fortes ".
Un rapport publié fin septembre par la Commission européenne avait dénoncé le manque de transparence des banques françaises en matière de tarifs. Il classait également la France en troisième position parmi les pays les plus chers sur le plan tarifaire. La Fédération bancaire française avait contesté les résultats de cette enquête, estimant qu'il n'était pas possible d'apprécier leur fiabilité. Les observateurs attendent avec impatience la décision de l'Autorité de la concurrence sur l'enquête entamée en 2007 au sujet d'une possible entente sur la tarification du traitement des chèques.
" C'est un sujet qui fâche "
Par ailleurs, alors que la nouvelle Commission européenne doit se pencher sur la question de la réparation des préjudices aux consommateurs, Bruno Lasserre a rappelé son attachement aux " actions en réparation ", autrement dit aux " class actions " ou actions de groupe. " C'est un sujet qui fâche ", a-t-il reconnu dans une allusion au Medef, très hostile à cette mesure, mais " c'est très important parce que le droit de la concurrence doit marcher sur deux jambes équilibrées : l'action répressive et l'action en réparation ". Une action en réparation pour les consommateurs, mais aussi pour les PME " victimes d'abus de position dominante ".
Le secrétaire d'Etat aux PME, Hervé Novelli, a mis cet automne une série de préalables à l'introduction d'actions de groupe, illustrant les réticences du gouvernement sur le sujet. " Nous le regrettons ", a expliqué Bruno Lasserre, parce que, " pour être influent à Bruxelles, il faut avoir une expérience nationale ".
22 janvier 2010
Cartes bancaires : la fraude qui menace
Isabelle Chaperon sur lefigaro.fr 
Un leurre fait croire au terminal de paiement que le porteur de carte bancaire a bel et bien tapé son code confidentiel.
Depuis quelques jours, dans le plus grand secret, les grandes banques
françaises sont en état d'alerte. La profession prend très au sérieux
les affirmations d'un professeur de Cambridge assurant qu'il a trouvé
un moyen de contourner la sécurité des cartes bancaires à puce. Une
grande première quand le code confidentiel,
fierté du modèle français, était considéré jusque-là comme une
forteresse imprenable. «Le Crédit agricole, le Crédit mutuel, la Banque
postale ou encore BNP Paribas sont mobilisés pour prévenir un scénario
d'attaque», reconnaît un banquier.
L'universitaire britannique a
prévenu l'autorité qui supervise le secteur financier outre- manche, la
Financial Services Authority (FSA), ainsi que la Banque centrale
européenne (BCE), qu'il allait publier très bientôt le récit de son
expérience sur Internet. Cette perspective a provoqué un branle-bas de
combat en France afin de mettre en place un plan d'action sous la
houlette du Groupement des cartes bancaires, l'organisme qui gère le
système de paiement et de retrait par cartes dans l'Hexagone. Après la
panne géante intervenue en début de mois en Allemagne sur les cartes
bancaires, ou encore la récente fraude mise au jour en Espagne, jamais l'enjeu de la fiabilité et de la sécurité électronique n'aura été autant questionnée.
Identifier des failles dans les systèmes de cartes bancaires, c'est en tout cas l'obsession avouée du Britannique Ross Anderson, chercheur en sécurité informatique. Cette fois, l'universitaire reconnu s'en est pris au standard européen EMV (Europay-Mastercard-Visa), utilisé non seulement en France mais dans tous les pays d'Europe qui se sont ralliés progressivement ces dernières années à la carte à puce. Dans la ligne de mire, environ 500 millions de cartes en Europe, dont 60 millions en France.
Anticiper les attaques
«Le porteur de cartes ne subira pas de préjudice, pour autant qu'il soit de bonne foi», veut rassurer Gilles Guitton, président du conseil de direction du Groupement des cartes bancaires, «notre analyse technique est que le risque demeure extrêmement limité». «Le scénario de Ross Anderson fait partie de ces travaux universitaires qui nous aident à anticiper les attaques qui pourraient se produire un jour», positive même Jean-Marc Bornet, l'administrateur du Groupement.
En jargon de pirate informatique, le savant Cosinus anglais n'a pas «cassé» la puce, mais il a réussi à insérer un leurre faussant le dialogue entre la carte et le terminal de paiement. En clair, lors d'une transaction chez un commerçant, ce leurre fait croire au terminal de paiement que le porteur de carte bancaire a bel et bien tapé son code confidentiel. Dans de nombreux cas, cela suffit pour valider le paiement. Mais pas toujours.
Selon le Groupement, l'expérience réussie dans un laboratoire de Cambridge ne concerne que les cartes existantes en circulation et non des copies comme c'est le cas pour certaines fraudes. Ensuite, le leurre ne trompe pas les serveurs lorsqu'il y a une demande d'autorisation, ce qui exclut toutes les transactions sur Internet, les retraits au distributeur et les achats de gros montant. Dernier obstacle, enfin, la technique implique l'utilisation d'un gros matériel pas toujours très discret dans un magasin. Les professionnels estiment qu'il faudra du temps pour que les fraudeurs parviennent à miniaturiser un tel équipement. Et que d'ici là, ils auront peaufiné la parade.
Barack Obama veut limiter l'activité des banques de Wall Street
Par Jeff Mason et Kevin Drawbaugh sur www.yahoo.fr
Barack Obama s'en est pris aux grandes banques de Wall Street jeudi en annonçant de nouvelles mesures visant à limiter certaines de leurs activités les plus lucratives accusées d'avoir contribué à la crise financière, ce qui a fait dégringoler la Bourse et le dollar.
Le président américain, soucieux de reprendre la main deux jours après avoir perdu la majorité qualifiée au Sénat, veut interdire aux banques, ou aux institutions financières contrôlant des banques, de posséder, d'investir ou de soutenir des fonds spéculatifs ou des fonds de capital-investissement.
"Nous devons mettre en oeuvre des mesures de bon sens qui vont protéger les contribuables américains et l'économie américaine de crises futures", a déclaré le chef de la Maison blanche à la presse, entouré pour l'occasion de ses principaux conseillers économiques et de parlementaires de premier plan. "Il ne faut plus autoriser les banques à trop s'éloigner de leur mission centrale qui est d'être au service de leur clients", a ajouté le président.
"Si ces gens veulent la bagarre, c'est un combat que je suis prêt à avoir", a-t-il lancé, adoptant un ton plus populiste visant à rassembler son camp autour du mécontentement de l'opinion face aux excès de Wall Street. La décision de Barack Obama intervient après d'autres mesures destinées à encadrer les banques et deux jours après la cinglante défaite subie par les démocrates au profit des républicains dans la sénatoriale partielle de leur bastion du Massachusetts.
FIN DU CONCEPT "TROP GROS POUR FAIRE FAILLITE
" Barack Obama souhaite également restreindre sévèrement la pratique des opérations pour compte propre, qui consiste pour les banques à jouer en Bourse leur propre argent par opposition aux placements pour le compte de la clientèle.
Ces opérations se sont révélées extrêmement lucratives pour les banques mais elles ont accru la volatilité sur les marchés. La Maison blanche estime que cette pratique a contribué à mettre le système financier américain au bord du gouffre en 2008. Barack Obama souhaite aussi que soit votée une limite à la taille des banques en proportion de l'ensemble du secteur financier. Cette limite prendrait en compte, outre les sommes déposées en banque, déjà plafonnées, d'autres sources de financement comme la dette.
"Ces dernières années, de trop nombreuses institutions financières ont risqué l'argent du contribuable en gérant des fonds spéculatifs et des fonds de capital-investissement et en faisant des investissements plus risqués pour obtenir des bénéfices rapides", a critiqué le chef de l'Etat.
Les actions des principaux établissements du pays ont dégringolé après ces annonces tandis que le dollar chutait face au yen et effaçait ses gains face à l'euro. JPMorgan Chase a fini en recul de 6,59%, Citigroup de 5,5% et Bank of America de 6,2%. Goldman Sachs et Morgan Stanley ont perdu plus de 4% chacune.
S'exprimant après Barack Obama, Austan Goolsbee, un de ses conseillers économiques, a expliqué que les mesures annoncées visaient à mettre fin au concept qui voudrait que certains établissements soient "trop gros pour faire faillite" et montrer que quand de telles institutions "échouent, elles meurent."
"Cela va avoir un effet énorme sur les grands noms du courtage comme Goldman Sachs ou JPMorgan. S'ils arrêtent les opérations pour compte propre, non seulement cela assèchera la liquidité du marché mais aussi toute la structure de Wall Street", estime Ralph Fogel, chez Fogel Neale Partners.
JOSEPTH STIGLITZ APPROUVE
Rob Nichols, président du Financial Services Forum, un groupe de pression représentant les patrons des grandes banques, a fustigé "l'interdiction arbitraire de "certaines activités" et la fixation de "limites arbitraires en matière de taille" en estimant que le trading, pour compte propre ou non, n'était pas à l'origine de la crise.
Avant son annonce, Barack Obama avait rencontré Paul Volcker, ex-président de la Réserve fédérale qui dirige l'équipe de ses conseillers économiques. Celui-ci est favorable à un encadrement des grands établissements financiers pour limiter leur capacité de nuisance.
De sources financières, on a indiqué que le secrétaire au Trésor Timothy Geithner aurait montré une attitude réticente. Il craindrait que la limitation proposée en matière de taille et d'activité pour compte propre des grandes banques ne limite leur compétitivité au niveau mondial, a-t-on expliqué.
Mais un responsable de la Maison blanche a affirmé que le plan de Barack Obama avait le soutien unanime de toute l'équipe économique du président.
Le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz a estimé que les propositions de Barack Obama étaient "un grand pas en avant", mais qu'il restait à réglementer les marchés de produits dérivés.
En décembre, la Chambre des représentants a voté une importante réforme financière qui prévoyait déjà la possibilité pour les autorités de régulation de restreindre l'activité pour compte propre. Le Sénat ne s'est pas encore prononcé sur le sujet.
Avec Caren Bohan et Ross Colvin, version française Gwénaelle Barzic et Danielle Rouquié
12 janvier 2010
Tchad : Bancarisation, le calvaire des fonctionnaires
Victoria Rémadji sur lavoixdutchad
Depuis
la “décision précipitée” du gouvernement de bancariser les salaires des
fonctionnaires, ces derniers tirent le diable par la queue. “Nous
sommes le 8 août 2009, plus d’une semaine après la fin du mois de
juillet. Et jusque-là, la plupart des enseignants n’ont pas encore
perçu leurs salaires”, se lamente Assem Béyo, enseignant au Lycée Félix
Eboué de N’Djaména. Comme lui, beaucoup d’autres agents de l’Etat
rencontrent les mêmes problèmes. Les salaires tardent à être virés dans
leurs comptes bancaires. Par Viactora Rémadji, journaliste de la Voix.
A quoi cela est-il dû ?
Du côté du ministère des Finances, on affiche une sérénité : “Nos
agents établissent les états de paiement à temps. C’est au trésor
d’envoyer ces états accompagnés des liquidités à toutes les banques.”
L’argument soutenu par les responsables des banques est quasi
identique. Pour eux, le trésor envoie dès le 20 du mois, les états de
paiement de salaire. Problème, il n’ y a pas de liquidité. Il devient
donc impossible de virer les salaires dans le compte des clients.
Entre-temps, les principales victimes (les fonctionnaires) n’ont que
leurs yeux pour pleurer.
La précipitation
Lors d’une déclaration radio télévisée à la fin de l’année 2008, le
Premier ministre, Youssouf Saleh Abbas, avait annoncé que le paiement
des salaires ne se fera plus au “billetage”. Un délai de trois mois a
été accordé aux fonctionnaires qui n’ont pas encore de compte bancaire,
d’en ouvrir un. Conséquence, les institutions bancaires de la place,
habituées à un nombre limité de clients, se sont vu envahies par les
fonctionnaires. Ce qui crée la saturation. “Des fois, les
fonctionnaires sont obligés de passer toute la journée avant de pouvoir
retirer leur argent”, confie un guichetier du centre des chèques
postaux (CCP). “Dès que le salaire passe, je me réveille à 4h du matin
pour me rendre à la banque, espérerant être servi un peu tôt”, révèle
un fonctionnaire.
Pour beaucoup, cette décision de faire payer les fonctionnaires, par
virement bancaire est a priori une bonne chose au moment où le
monde se modernise de plus en plus. La plupart des fonctionnaires
estiment que le gouvernement aurait dû les sensibiliser sur
l’importance de ce mode de paiement, avant de les bancariser. Un cadre
d’une banque de la place regrette que les banques n’aient pas été
préparées. Pour lui, les banques auraient dû être associées. Elles
auraient pris des dispositions pratiques, afin de faire face à cet
afflux de clients, notamment en renforçant l’opérationnalité de leurs
agents, ou en améliorant leurs prestations. Ce qui n’est pas encore le
cas.
Arnaud Djikoloum, cadre au ministère de l’Education nationale,
s’insurge contre le traitement qui est infligé aux fonctionnaires :
“C’est notre sueur. Mais on nous humilie souvent avant de nous payer.
Ce n’est pas normal.”
Comme si cela ne suffisait pas, certains fonctionnaires ont vu leurs
salaires virés dans des comptes bancaires appartenant à d’autres
fonctionnaires. Ce désordre, d’après les témoignages, est dû au fait
que le système de traitement de salaire n’est pas informatisé.
A la Direction de la solde, on décline toute responsabilité dans ce
dysfonctionnement. “Dès le 6 du mois, on traite les états de salaire
que nous envoyons au trésor qui se charge de la suite”, explique Djimet
Gah, le chef de service adjoint de liquidation et mandatement à la
direction de la solde. Selon lui, “s’il ya un retard dans le paiement,
les raisons doivent être recherchées ailleurs”.
Face à ces désagréments, les fonctionnaires qui ne vivent que de leur
salaire, sont désemparés. Certains d’entre eux sont obligés de
s’endetter en attendant que le salaire ne “tombe”. Ceux d’entre eux
qui n’ont pas cette chance, n’ont pas le choix. Ils endurent cette
“traversée du désert”, jusqu’à ce que le virement soit effectif, même
si cela peut durer plus de dix jours.
*********************************************************************************************************************
Remarque personnelle: A défaut d'information contradictoire, je ne peux ni confirmer, ni infirmer les désagréments indiqués dans cet article par rapport à la bancarisation "à marche forcée" au Tchad. J'espère tout simplement que les insuffisances qui pourraient être relevées dans la mise en œuvre de cette mesure du gouvernement tchadien que je trouve salutaire pourront être corrigées le plus vite possible. Le gouvernement béninois avait eu la même vision en août 2006 mais hélas; les menaces de grève des centrales syndicales farouchement opposées à la mesure n'en ont pas permise la concrétisation. J'ai espoir que cela se fera.
10 janvier 2010
Mobile banking launched in Côte d'Ivoire
afrol news
A commercial service allowing for smaller
payments and money transfers over the mobile phone was today launched
in Côte d'Ivoire. Other African countries may soon get the same
service.
The French telecom company Orange today
announced the commercial launch of its service "Orange Money" in Côte
d'Ivoire, the first country to benefit from this service within the
Africa.
With the new service, Orange customers are said to have "access to an
entire range of services making it possible to carry out day-to-day
banking operations and transactions in total security," according to
the company. These include depositing and withdrawing money from the
Orange Money account up to CFAF 100,000 (around euro 150), transferring
money from one person to another, buying call credit for up to CFAF
10,000, and paying bills.
The launch came after Orange entered into an alliance with the French
banking group BNP Paribas, through its Côte d'Ivoire subsidiary BICICI.
The bank is in charge of issuing and guaranteeing the electronic money,
while Orange is responsible for the service's platform and marketing.
"In this way, Orange and BNP Paribas are helping accelerate the level
of access to banking services in Côte d'Ivoire, an essential factor for
the country's economic and social development," according to a
statement issued by the telecom.
To subscribe to the new service, Ivorians do not need to have a bank
account. The Orange Money account was said to be "activated free of
charge and without any minimum deposit."
Orange Money was said to be built around a system that "guarantees
transactions against the risk of theft or fraud and that is fully
compliant with the regulations in force within the West African
Economic and Monetary Union (WAEMU)." All transactions were said to be
"guaranteed for both end customers and recipients."
For its release and marketing, Orange Money is drawing on rural and
urban distribution networks available through Orange, BICICI and
Belkofinance, which were to be extended over time.
Commenting on this launch, Marc Rennard, Orange's Executive Director
for the African region, stated that: "By launching Orange Money today
in Côte d'Ivoire, we are bringing several months of work to a close
with a service that will make life easier for our customers by giving
them the possibility to easily carry out bank transactions using their
mobile, in total simplicity and total security."
Mr Rennard further indicated that the launch of his company's Orange
Money service in Côte d'Ivoire would only be a first step to bring this
mobile banking service to other African countries. "This event marks
the start of the service's deployment in other Orange countries over
the coming months," Mr Rennard said.
Also Amadou Kane, Head of the Africa Region for BNP Paribas, celebrated
the launch today. "BNP Paribas is very proud to have been able to
combine its know-how and image with those of Orange to design and
launch an innovative means for transferring money in Côte d'Ivoire," he
said.
"Through the launch of this service in Côte d'Ivoire, then in other
countries, BNP Paribas is committed to supporting the gradual
improvement of access to banking services for many low-income
households that do not have access to traditional banking services
today, in this way playing an active role in the economic development
of the countries concerned," Mr Kane added.
06 janvier 2010
Transport clandestin d’argent:Des Libyens arrêtés à l’aéroport de Cotonou
FN sur actubenin.com C’est
un secret de polichinelle. Il y a une grande évasion de capitaux issus
des activités commerciales qui se déroulent sur le territoire national.
Mais par où passe cette masse d’argent ? Depuis quelques jours on en
sait davantage. Car, le pot aux roses a été découvert à l’aéroport
Cardinal Bernadin Gantin de Cotonou. Des Libyens en partance pour leur
pays ont été pris en flagrant délit de transport frauduleux de
capitaux. Ils s’apprêtaient à s’en voler avec une somme de 03 milliards
fcfa dissimilée dans des sacs. Mais leur plan a été déjoué par les
agents de la douane et ceux des services des renseignements généraux de
l’Etat. C’est pour la première fois, apprend-on de sources douanières
qu’une telle somme qu’on tentait de faire passer clandestinement par
l’aéroport a été découverte chez des passagers. Transporter de l’argent
liquide pour un montant aussi élevé pour passer par un aéroport relève
d’un fait rarissime. Au regard des normes fixées pour de telles
translations, il s’agit d’une infraction qui est punie. Pour le cas de
ces Libyens pris en possession de cette fortune, ils ont été contraints
à passer par la voie légale. Mais après qu’ils aient tenté en vain
d’acheter la probité des agents de la douane et du service des
renseignements qui ont mis la main sur eux. Il s’agirait des opérateurs
économiques qui ont la côte dans le monde du business béninois. Malgré leurs relations privilégiées avec de hauts responsables au
sommet de l’Etat, ils n’ont pas réussi à corrompre la chaîne de
commandement des agents positionnés à l’aéroport Cardinal Bernardin
Gantin. Par, le moyen le plus classique à savoir, les pots de vin, ils
ont multiplié sans succès des tentatives de corruption envers les
patrons de la douane et des renseignements qui les ont contraints à
remplir les formalités en la matière, après plus d’une journée de
négociations. La douane leur a appliqué un taux de prélèvement avant de
le leur rendre leur fortune ave laquelle ils ont pu quitter Cotonou. Ce
n’est ni plus ni moins une fuite de capitaux vers d’autres cieux,
pendant que les caisses de l’Etat sont désespérément mal en point. Mais
au-delà, c’est un fait majeur qui sert d’exemple quand on affirme que,
de plus en plus des milliardaires proviennent des rangs des opérateurs
économiques étrangers qui préfèrent transporter chez eux toute leur
richesse. Ils sont dans des secteurs comme l’agro alimentaire, la vente
des biens, de services et de produits de luxe, l’hôtellerie, les effets
vestimentaires, les véhicules d’occasion, les matériaux de
construction, qui pour la plupart leur permet de réaliser de véritables
fortunes chiffrées à des milliards fcfa qui sommeillent à l’abri des
regards. Cette découverte que viennent de faire les agents en service à
l’aéroport de Cotonou, est certes la preuve que le dispositif de
sécurité veille au grain, mais au-delà, il doit être renforcé pour
faciliter d’autres prises importantes. Selon nos informations, depuis
quelques temps le contrôle a accentué à l’aéroport Cardinal Bernardin
Gantin. En prévision aux prochaines élections législatives et
présidentielles.
Alors
qu’ils tentaient de s’envoler avec une valise contenant une somme de
trois milliards fcfa, des Lybiens ont buté sur le dispositif de
sécurité de l’aéroport Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou. Ils sont
tombés sur des agents de la douane et des services des renseignements
d’Etat qui n’ont pas cédé aux tentatives de corruption pour baisser
pavillon.
