senegalREUSSIRAvec un taux de bancarisation qui peine à atteindre les attentes, la finance islamique peut être un bon levier. C’est l’avis de M. Ibrahima Ndiaye, expert en la matière.

« Le Sénégal étant constitué à 70% de populations rurales, un système qui pratique l’intérêt exclut ainsi la majorité qui n’a pas suffisamment de capitaux. D’où le taux actuel de bancarisation des Sénégalais est de ‘’6 à 7% », c’est la conviction de M. Ibrahima Ndiaye, directeur de l’exploitation de la Mutuelle d’épargne et de crédit islamique qui animait une conférence reprise par l’APS. Vantant les mérites de cette finance, l’expert énumère quatre raisons de recourir à la finance islamique, qui est un mode de financement éthique et viable, conforme aux convictions religieuses su Sénégal et à ses coutumes marquées par la solidarité.

« La finance islamique est plus conforme à notre tradition de solidarité, contrairement au système capitaliste qui assaille son débiteur avec des intérêts à payer. Aussi, le système financier islamique fonctionne comme le système classique avec une spécificité que toutes ses transactions doivent être en conformité avec la législation islamique, il est le plus éthique et le plus viable », analyse-t-il.

Et pour étayer ses propos, M. Ndiaye s’appuie sur la dernière crise économique. Selon lui, seules les banques qui pratiquent la finance islamique y avaient échappé. Ce que semblent avoir compris les pays occidentaux comme l’Angleterre, la France, l’Allemagne, entre autres, qui ont commencé à l’adopter.

Autre avantage de la finance islamique, c’est le fait qu’il n’est pas un système exclusif, a relevé Ibrahima Ndiaye. « Un système qui permet à l’ouvrier ou à l’étudiant nouvellement sorti de disposer de capitaux pour entreprendre une activité, ne peut-être qu’avantageux », dit-il.